Un frère disparu, des cendres sur le perron : quelle est la bonne démarche ?
Un lecteur, surnommé « Des livres », sollicite des conseils après avoir conservé chez lui, sur une étagère de son perron, les cendres de son frère décédé de la Covid-19 il y a quatre ans. Face à l’hésitation des enfants de son frère à prendre une décision quant à leur destination finale, il s’interroge sur le moment opportun pour aborder à nouveau le sujet et sur la manière de procéder pour que ce dernier repos ne soit pas une charge permanente.
Après le décès de son frère, « Des livres » et son conjoint se sont retrouvés, par un concours de circonstances choquant, avec la boîte de cendres. Les cendres, transportées durant le vol retour du service commémoratif, sont restées depuis lors à la vue de tous, sur le perron. L’une des enfants de son frère ayant terminé ses études universitaires et l’autre étant sur le point d’achever sa scolarité secondaire, le moment semble propice pour évoquer le sujet. Pourtant, une tentative précédente de discussion avait rencontré une forme d’hésitation de la part des enfants adultes. La situation est d’autant plus délicate que « Des livres » a également perdu un autre frère trois mois plus tard et a pris en charge la dispersion de ses cendres ainsi que celles de ses animaux de compagnie, exprimant sa réticence à assumer une nouvelle responsabilité similaire.
« J’aimais mon frère, mais ça fait bizarre d’avoir ses cendres sur mon porche », confie-t-il, soulignant qu’il ne souhaite pas que ce dernier lieu de repos se trouve dans sa bibliothèque, d’autant plus qu’il ne sera pas éternellement présent pour en assurer la garde. Il se demande à quel moment il devient acceptable de relancer la conversation sur le devenir de ces cendres, surtout lorsqu’il semble que les proches acceptent tacitement qu’il en soit le gardien.
La réponse d’« Ex Libris » suggère une approche directe et sans ambiguïté. Il est tout à fait légitime de demander aux proches du défunt s’ils souhaitent récupérer les cendres, en leur précisant qu’il est plus approprié qu’elles restent au sein de leur branche familiale. « Je vous envoie les cendres, car il est plus approprié qu’ils soient dans votre branche de la famille. À qui dois-je les adresser ? » pourrait être la formule, à délivrer lors d’une conversation ou même par un message écrit. « Ex Libris » rappelle que le deuil ne disparaît pas lorsqu’il est ignoré ou délégué à autrui. Aborder la question maintenant, de manière claire et non négociable, peut grandement aider toutes les parties dans leur processus de guérison.
Dans un autre courrier, « J’y suis allé » partage une expérience similaire concernant une belle-mère. Craignant que sa belle-mère et son nouveau compagnon ne viennent passer les fêtes chez eux, il évoque une situation passée avec leur propre grand-mère. Des années après son décès, un journal intime a révélé qu’elle aurait souhaité pouvoir refaire sa vie, mais que les pressions familiales l’avaient peut-être empêchée de saisir une nouvelle chance de bonheur. « J’y suis allé » exhorte le destinataire à ne pas manquer l’occasion de soutenir sa belle-mère dans ses choix.
« Cher, j’y suis allé » compatit à la situation de la grand-mère, mais insiste sur le fait que l’amour après la perte d’un conjoint est une affaire personnelle. La famille devrait s’efforcer de responsabiliser la belle-mère plutôt que de juger ses décisions. L’inquiétude de certains lecteurs quant à l’éventuelle exploitation de la belle-mère par son nouveau compagnon est mentionnée, mais l’absence de preuves concrètes est soulignée. La meilleure façon de protéger un être cher dans une nouvelle relation reste la rencontre avec la personne aimée.
Enfin, une ancienne représentante du service client (« Ancien RSE ») apporte un éclairage sur les interactions téléphoniques. Elle conseille aux appelants de demander poliment au représentant du service client de répéter une information, car cela déclenche une alerte positive dans le système d’évaluation. Une autre stratégie consiste à féliciter le représentant pour son travail tout en indiquant la nécessité de parler à un superviseur pour résoudre un problème. Cette approche permet au représentant de se concentrer sur sa tâche, sachant que ses objectifs de « relayer, relier, répondre et libérer » sont facilités.
« Cher ancien RSE » remercie pour cette perspective précieuse, comparant cette dynamique à celle rencontrée dans la restauration, où la coopération est essentielle pour une interaction réussie.