En Ardèche, les habitants de La Souche font face à une augmentation drastique de la taxe foncière. Une mesure que le maire justifie par la nécessité de renflouer les caisses municipales, mises à mal par la hausse des coûts et la stagnation des dotations de l’État.
À La Souche, petite commune de 384 habitants en Ardèche, la consultation de l’avis de taxe foncière a réservé une mauvaise surprise. La redevance a connu une hausse de 28% par rapport à l’année précédente. Selon le quotidien *Le Dauphiné Libéré*, cette augmentation place le village parmi les huit communes françaises les plus concernées par une telle mesure en 2025.
Pour Jacques Geiguer, le maire, cette décision est une nécessité. « Les revenus d’une petite commune sont tellement limités qu’on n’a pas d’autres revenus que la taxe foncière, les impôts et les dotations de l’État », explique-t-il. Plusieurs postes de dépenses ont pesé lourdement ces dernières années. La flambée des prix de l’énergie, notamment pour l’éclairage public, l’augmentation des salaires des sept employés municipaux, ainsi que le rachat du fonds de commerce de l’épicerie locale pour éviter sa fermeture, ont engendré une facture supplémentaire d’environ 20 000 euros.
Alors que les coûts grimpent, les dotations de l’État, qui représentent environ un quart du budget annuel de 400 000 euros de la commune, restent figées. Dans ce contexte, la municipalité se voit contrainte de chercher des ressources supplémentaires. « Les revenus d’une petite commune sont tellement limités qu’on n’a pas d’autres revenus que la taxe foncière, les impôts et les dotations de l’État », réitère le maire.
Cette augmentation a surpris une partie significative des résidents. Nathalie, âgée de 56 ans et propriétaire d’une maison dans le village, devra s’acquitter de 485 euros d’impôt foncier en 2025, contre 402 euros en 2024. Bien qu’elle pressentait une hausse, son ampleur l’a interpellée. « Les salaires n’augmentent pas trop, par contre les charges oui », constate-t-elle.
Le maire reconnaît que « personne n’est content de payer plus d’impôts », mais insiste sur le fait que « la commune a besoin d’argent pour vivre ». Pour assurer la pérennité des services et le fonctionnement de la municipalité, un effort financier est donc demandé aux habitants.