Publié le 2024-10-27 10:00:00. Des inspections récentes ont révélé des négligences préoccupantes concernant la sécurité et le bien-être des personnes au sein d’un centre de santé mentale du comté de Galway, entraînant plusieurs évaluations de risque critique.
- La Commission de la santé mentale (MHC) a émis quatre avertissements de « risque critique » suite à un non-respect des réglementations dans une unité de santé mentale pour adultes.
- Le rapport met en lumière une détérioration globale de la conformité, passant de 92 % à 83 % en un an.
- Des atteintes à l’intimité et à la dignité des patients ont été constatées, notamment l’absence de serrures sur les portes des chambres individuelles et des salles de bain.
Une inspection menée en mars dernier au sein de l’unité de santé mentale aiguë pour adultes de l’hôpital universitaire de Galway a mis en évidence six domaines de non-conformité, contre trois l’année précédente. La Commission de la santé mentale (MHC), chargée de superviser ces établissements, a ainsi émis quatre évaluations de « risque critique » en raison du non-respect des règles et réglementations en vigueur. Cette dégradation de la situation se traduit par une baisse du taux de conformité globale, qui est passé de 92 % en 2024 à 83 % cette année.
Ce service, conçu pour accueillir 50 personnes, offre une large palette de soins psychiatriques avec 13 équipes spécialisées, couvrant des domaines tels que la réadaptation, la psychiatrie de la personne âgée, la santé mentale des sans-abri et la santé mentale liée à la déficience intellectuelle. Cependant, le rapport de la MHC souligne que l’intimité et la dignité des patients ont été compromises. Ce constat fait suite à l’absence de mécanismes de verrouillage fonctionnels sur les portes des chambres individuelles et des salles de bain privatives. Des graffitis ont également été relevés sur les murs du jardin principal, ajoutant à une atmosphère peu propice au rétablissement.
L’inspection a également révélé des épisodes inquiétants de confinement de patients. Trois cas d’isolement contrôlé ont été observés, et l’absence d’équipement d’interphone adéquat a conduit à une évaluation de « risque critique ». L’absence d’un tel équipement, censé assurer une communication constante depuis et vers la salle d’isolement, a été jugée inacceptable pour garantir la sécurité des patients. Par ailleurs, les risques d’incendie n’ont pas été correctement identifiés ou évalués, notamment en raison de huit jeux de portes coupe-feu qui ne se fermaient pas hermétiquement. Le rapport conclut de manière générale que « le propriétaire enregistré n’a pas veillé à ce que l’environnement global soit maintenu en tenant dûment compte de la sécurité et du bien-être des résidents, du personnel et des visiteurs ».
D’autres établissements ont également fait l’objet d’observations. La Selskar House, une unité de soins résidentiels située à Wexford, affichait un taux de conformité global élevé de 97 %. Néanmoins, elle a été classée à risque critique pour des manquements concernant la commande, la prescription, le stockage et l’administration des médicaments, y compris le manque d’accès à un pharmacien.
Dans le comté de Cork, l’établissement Cois Dalua et l’unité St Anne de l’hôpital Sacred Heart dans le comté de Mayo ont quant à eux montré un respect des réglementations supérieur à 90 %. Cois Dalua, avec un taux de conformité de 97 %, a enregistré un risque élevé lié à des dossiers cliniques incomplets concernant la prescription des médicaments. À l’hôpital Sacred Heart, certains points d’accroche potentiels ont été jugés à risque modéré. De plus, les plans de soins individuels n’ont pas toujours respecté les normes, notamment en matière de révision, entraînant une deuxième évaluation de risque « modéré » et un taux de conformité global de 94 % pour cette unité.