Publié le 2023-10-16 00:00:00. Une jeune ponette a apporté un moment de joie et de réconfort aux enfants hospitalisés au CHU de Dijon. Cet atelier de zoothérapie, une première dans l’établissement, vise à dynamiser le quotidien des jeunes patients et à créer du lien.
- Une ponette nommée Lasky a participé à un atelier de zoothérapie au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Dijon.
- Ce projet a été initié par une éducatrice passionnée de chevaux et soutenu par une association venant en aide aux enfants malades.
- L’interaction avec Lasky a permis aux enfants de se détendre, de caresser l’animal et même de peindre sur ses flancs.
Lasky, une ponette de 4 ans, a fait une apparition remarquée le jeudi 16 octobre au CHU de Dijon, dans le cadre d’un atelier de zoothérapie destiné aux enfants malades. Cette initiative, une première pour l’établissement, a été conçue par Marine Huet, éducatrice de jeunes enfants. Durant son stage à l’hôpital, elle a souhaité mettre en œuvre ce projet, portée par sa passion pour l’équitation. Caroline Cruz, éducatrice à l’hôpital d’enfants et pilier de ce projet depuis deux ans, souligne l’importance de telles activités : « Il faut monter des projets qui dynamisent la vie à l’hôpital pour les enfants en séjour plus ou moins long. Il faut les aider à créer du lien avec l’extérieur et entre eux. »
Le projet a été rendu possible grâce à la contribution financière de L’Atelier d’Elliot. Cette structure a été fondée par Aurore Thibert, en mémoire de son fils Elliot, décédé après une longue hospitalisation pour un cancer pédiatrique. Durant sa maladie, Elliot créait des bijoux qui étaient vendus pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. Aurore Thibert, aujourd’hui présidente de l’association, a poursuivi cette œuvre, s’investissant ainsi dans le projet de zoothérapie.
Kelly Sotier, fondatrice de la société La Tribu de Dahna, est la zoothérapeute à l’origine de cette rencontre. Intervenant depuis deux ans en pédiatrie et dans l’unité de médecine pour adolescents (UMA), cette ancienne aide-soignante et auxiliaire puéricultrice a souhaité concilier son métier et sa passion pour les animaux. Bien qu’elle intervienne déjà avec d’autres animaux plus petits, comme des cobayes ou des tortues, elle constate une connexion particulière avec les chevaux : « Il a une réelle empathie et crée une connexion avec le patient, un lien fort. » Elle a d’ailleurs dédié près de deux ans à la formation et à l’éducation de Lasky, afin de répondre aux normes vétérinaires et de garantir sa sécurité au contact des enfants. « Tous les animaux ne peuvent pas faire de la zoothérapie, le caractère se forge petit à petit », rappelle Kelly Sotier.
Au contact de l’animal
Malgré une appréhension initiale chez certains enfants, l’arrivée de Lasky a rapidement suscité l’émerveillement. Les jeunes patients ont pu s’approcher de la ponette pour la caresser, la brosser et lui offrir des carottes, sa friandise préférée. Les adolescents de l’UMA ont également eu l’occasion de laisser libre cours à leur créativité en peignant sur les flancs de Lasky avec une peinture spéciale. « Les animaux redonnent le moral », témoigne Laure Tricotteaux, mère de Théo, un des enfants hospitalisés.