Publié le 2025-10-22 11:29:00. Un porte-parole de la Maison Blanche a catégoriquement démenti, mardi, des informations selon lesquelles Donald Trump envisagerait de gracier ou de commuer la peine de prison de Sean « Diddy » Combs dès cette semaine. Le site d’information américain TMZ avait pourtant affirmé le contraire, citant une source anonyme.
- La Maison Blanche dément fermement toute idée de commutation de peine pour Sean « Diddy » Combs.
- TMZ maintient sa version des faits malgré le démenti officiel.
- Sean Combs a été condamné à plus de quatre ans de prison pour des faits liés à la prostitution.
Alors que le magnat de la musique Sean « Diddy » Combs purge actuellement une peine de 50 mois d’emprisonnement suite à sa condamnation pour des accusations de prostitution, une rumeur insistante a circulé lundi. Le site américain spécialisé dans le divertissement, TMZ, a affirmé que le président Donald Trump hésitait à accorder une commutation de peine au rappeur, citant pour ce faire un « haut responsable de la Maison Blanche ». Cette information a rapidement fait le tour des médias.
Cependant, cette allégation a été balayée d’un revers de main par un représentant de l’exécutif américain. Contacté par NBC News, partenaire américain de Sky News, ce responsable a déclaré sans ambages : « Il n’y a absolument aucune vérité dans ce rapport de TMZ, ce que nous aurions volontiers expliqué s’ils nous avaient contactés avant de diffuser leurs fausses nouvelles ». Il a rappelé que la décision finale en matière de grâces et de commutations de peine appartient bien à Donald Trump, « et non à des sources anonymes ».
Face à ce démenti officiel, TMZ n’a pas fléchi. Un porte-parole du média a réaffirmé la véracité de leur information : « Nous restons fidèles à notre histoire ». Dans une mise à jour de leur article, les journalistes de TMZ ont précisé : « Le bureau de communication de la Maison Blanche affirme que notre histoire n’est pas vraie. Nous maintenons notre histoire. Notre histoire est exacte. »
L’équipe juridique de Sean Combs, âgé de 55 ans, avait pourtant officialisé plus tôt cette semaine son intention de faire appel de la condamnation et de la peine prononcées le 3 octobre. Lors de l’audience de détermination de la peine, Sean Combs, en larmes, avait été condamné à 50 mois de prison et à une amende de 500 000 dollars, après avoir été reconnu coupable de deux chefs d’accusation de transport à des fins de prostitution. Il avait été acquitté des accusations plus graves de complot de racket et de trafic sexuel, passibles de la perpétuité.
Avant sa condamnation, Combs avait exprimé au tribunal des remords pour son comportement passé, le qualifiant de « dégoûtant, honteux et malade ». Il avait présenté ses excuses à ses anciennes compagnes, Cassie Ventura et « Jane », cette dernière ayant témoigné anonymement. « Je me suis perdu dans mes excès et perdu dans mon ego », avait-il confié, ajoutant avoir été « humilié et brisé jusqu’au plus profond de moi-même » depuis son incarcération. Il purge sa peine au Metropolitan Detention Center de Brooklyn, dont les conditions ont été qualifiées d’« inhumaines » par son équipe, qui a demandé son transfert vers une prison fédérale à faible sécurité.
La différence entre grâce et commutation
Pardons et commutations : quelle distinction ?
Dans le système juridique fédéral américain, la grâce (pardon) et la commutation de peine sont deux formes distinctes d’intervention présidentielle. Une grâce est une forme de clémence qui exprime le pardon du président et peut restaurer certains droits civiques, souvent accordée après reconnaissance de responsabilité et bonne conduite. La commutation, quant à elle, réduit la peine de prison, totalement ou partiellement, mais n’efface pas les conséquences civiles d’une condamnation.
Ce qu’avait dit Donald Trump auparavant
Cette affaire n’est pas sans rappeler des déclarations antérieures de Donald Trump. En août dernier, avant la condamnation de Combs, l’ancien président avait évoqué dans une interview avoir été approché pour une éventuelle grâce. Il avait alors exprimé une certaine réticence, rappelant son passé de soutien politique à Combs avant de devenir un adversaire lors de sa propre campagne électorale. « Quand vous connaissiez quelqu’un et que vous vous entendiez bien, puis que vous vous présentez aux élections et qu’il a fait des déclarations terribles. Donc, je ne sais pas, c’est plus difficile », avait-il déclaré, suggérant que cela rendait l’exercice de la grâce « plus difficile ».
Au cours de sa présidence, Donald Trump n’a pas été avare en grâces et commutations. Parmi les plus notables, on compte celles accordées à près de 1 500 personnes impliquées dans l’attaque du Capitole américain en janvier 2021. Plus récemment, la semaine dernière, il avait commué la peine de George Santos, ancien membre républicain du Congrès en disgrâce.