Publié le 2025-10-22 21:06:00. Les autorités sanitaires de la province de Chubut ont confirmé un cas d’hantavirus à Corcovado, une patiente de 30 ans actuellement en soins intensifs. Cette confirmation active une série de mesures de prévention et de contrôle dans la région montagneuse.
- Un premier cas d’hantavirus pour l’année a été détecté dans la ville de Corcovado.
- La patiente, une femme de 30 ans, est hospitalisée en réanimation à Esquel.
- Les autorités sanitaires ont lancé un protocole de surveillance épidémiologique et de contrôle environnemental.
Le Secrétariat provincial de la Santé de Chubut a officialisé la découverte d’un cas d’hantavirus dans la zone montagneuse, concernant une résidente de Corcovado âgée de 30 ans. La patiente a été admise en unité de soins intensifs à l’hôpital de zone d’Esquel. La confirmation de cette infection, un événement endémique dans la région, a été apportée par le laboratoire de l’hôpital de la Cordillère, centre de référence régional pour cette maladie.
Dès le vendredi 17 octobre, date du premier signalement suspect, les autorités sanitaires ont immédiatement déclenché des mesures de contrôle épidémiologique. L’isolement, la prise en charge et la surveillance des personnes ayant été en contact étroit avec la patiente ont été mis en œuvre afin de préserver la santé de la population. Suite à la confirmation du cas par des analyses de laboratoire spécifiques le lundi 20 octobre, des activités de surveillance et de contrôle environnemental ont été déployées.
L’équipe sanitaire maintient un suivi clinique et biologique des contacts identifiés. Le ministère de la Santé a précisé que la situation épidémiologique actuelle est conforme aux prévisions pour cette période de l’année et a souligné qu’il s’agit du tout premier cas d’hantavirus enregistré à Corcovado depuis le début de l’année.
Conseils de prévention pour la population
Face à cette situation, le Secrétariat provincial de la Santé rappelle à la communauté les mesures essentielles pour prévenir l’infection par l’hantavirus dans la région montagneuse.
Il est recommandé aux résidents et aux visiteurs d’aérer régulièrement les espaces clos tels que les hangars, les cabanes ou les écuries. Avant de balayer, il est conseillé d’humidifier les surfaces pour limiter la mise en suspension des poussières. En cas de découverte d’une souris morte, il faut se munir de gants, désinfecter l’animal avec une solution de chlore (eau de Javel) avant de le manipuler, le placer dans un double sac, puis l’enterrer ou le brûler. Le lavage des mains est impératif à l’issue de cette opération.
D’autres recommandations incluent la protection des sources d’eau potable, l’élimination des mauvaises herbes aux alentours des habitations en bloquant l’accès des rongeurs, le colmatage des fissures et trous dans les maisons, ainsi que la conservation des aliments dans des récipients hermétiques et des déchets dans des poubelles munies de couvercles.
En présence de rongeurs, un nettoyage des zones potentiellement contaminées doit être précédé d’une pulvérisation abondante de solution d’eau chlorée. La manipulation de bois de chauffage doit se faire avec des gants, et un lavage soigneux des mains est conseillé après cette tâche. Pour les travaux agricoles ou de jardinage, le port de chaussures fermées, de vêtements couvrant l’ensemble du corps, ainsi que de gants et de masques est préconisé pour éviter l’inhalation de poussières contaminées. Les vêtements de travail doivent être changés et aérés après usage.
Pour les activités de camping, il est conseillé de choisir des sites dégagés, de rester sur les sentiers balisés et de porter un équipement adéquat. L’eau consommée doit être potable (en bouteille, bouillie ou traitée au chlore). Les déchets doivent être conservés dans des conteneurs fermés, voire enterrés si nécessaire.
Il est également déconseillé de cueillir des fruits et champignons sauvages dans des zones où la présence de rongeurs est manifeste, ces derniers utilisant la végétation comme abri.
Comprendre l’hantavirus
La transmission des hantavirus s’effectue principalement par l’inhalation d’aérosols contaminés par le virus, issus des excréments, de l’urine ou de la salive de rongeurs infectés. D’autres modes de contamination possibles incluent le contact des excréments ou sécrétions avec les muqueuses (conjonctive, nasale, buccale) ou une morsure par un rongeur infecté. Une transmission interhumaine par voie aérienne a également été documentée.
Symptômes de la maladie
Le syndrome cardiopulmonaire à hantavirus peut se manifester sous une forme bénigne, avec un syndrome fébrile non spécifique, ou évoluer vers des formes plus graves incluant une insuffisance respiratoire aiguë et un choc cardiogénique. Les premiers symptômes ressemblent à ceux de la grippe : fièvre (supérieure à 38°C), douleurs musculaires sans atteinte des voies respiratoires supérieures, frissons, maux de tête, nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhée.
Bien que difficile à évaluer précisément, la période d’incubation varie de 7 à 45 jours. Ces délais justifient la pertinence des actions de contrôle ciblées auprès des contacts étroits des cas confirmés, ainsi que les mesures préventives environnementales pour éviter l’apparition de cas secondaires.
La communauté est informée que toute apparition de ces symptômes doit motiver une consultation immédiate au centre de santé le plus proche.