Publié le 26 octobre 2025. L’ancien dirigeant du PSD, Marques Mendes, a vivement critiqué André Ventura, président du Chega, suite à des propos tenus lors d’une interview, qualifiant de « regrettables » ses déclarations appelant à « trois Salazar » pour le Portugal et affirmant que le candidat présidentiel ne pourra pas accéder à Belém.
- Marques Mendes dénonce les propos de Ventura, jugés diviseurs et irrespectueux de la démocratie.
- L’ancien leader social-démocrate affirme que Ventura cherche la provocation et non la présidence.
- Il insiste sur la nécessité d’un président unificateur et respectueux des institutions démocratiques.
Intervenant en marge de la Feira de Santa Iria, à Tomar, dans le district de Santarém, l’ancien président du Parti Social-Démocrate (PSD) n’a pas mâché ses mots concernant les récentes déclarations d’André Ventura. Le président du parti Chega, interviewé par la SIC, a affirmé que le Portugal avait besoin de « trois Salazar ». Des propos que Marques Mendes a qualifiés de « tout simplement regrettables ».
« Le pays a besoin d’un président qui unit les Portugais. Cet homme est là pour les monter les uns contre les autres », a déclaré Marques Mendes, soulignant l’opposition fondamentale entre sa vision et celle du leader du Chega.
« Cet homme ne respecte rien ni personne, comme nous l’avons vu dans cette récente interview. En un mot: cet homme ne sera pas et ne pourra pas être président de la République. »
Marques Mendes, ancien dirigeant du PSD et candidat à la présidence
Marques Mendes a insisté sur le rôle d’un chef de l’État, qu’il conçoit comme un garant de la démocratie et du respect mutuel. Contrairement à André Ventura, il affirme vouloir « défendre le respect des uns et des autres et des idées de chacun ».
« Il veut diviser les Portugais, je veux unir. Il veut saper et même détruire la démocratie. Je veux renforcer la qualité de notre démocratie. C’est ce que doit faire un président de la République », a-t-il argumenté, esquissant les lignes de fracture entre sa candidature et celle de Ventura. « Ce sont des camps complètement opposés et c’est pour cela que je dis que cet homme ne peut pas être président de la République, et il ne sera pas non plus président de la République, car ce n’est pas ce que les Portugais attendent d’un président de la République. »
Selon l’ancien leader social-démocrate, André Ventura n’aspire pas réellement à la fonction présidentielle, mais plutôt à celle de Premier ministre. Sa candidature à Belém, d’après Marques Mendes, serait une stratégie visant à « créer du bruit, de la confusion et de la provocation ».
« Il ne sait vivre que dans le bruit, la confusion et la provocation. C’est pourquoi une telle personne ne peut pas être président de la République et ne sera pas non plus président de la République », a conclu Marques Mendes.