Home Économie S&P 500 : 7 000 est-il une possibilité d’ici la fin de l’année ?

S&P 500 : 7 000 est-il une possibilité d’ici la fin de l’année ?

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Les marchés boursiers filent vers de nouveaux sommets, mais la prudence reste de mise

Les principaux indices boursiers ont franchi de nouveaux caps vendredi dernier, alimentant un optimisme prudent. Si une éventuelle fusion est désormais jugée plus probable, les analystes maintiennent un œil sur les risques potentiels, dans un contexte de baisses de taux attendues de la part de la Réserve fédérale américaine.

Une confiance renouvelée, des risques réévalués

La probabilité d’une fusion sur les marchés a été revue à la hausse, passant de 25 % à 30 %. Cette réévaluation s’accompagne d’une légère diminution de la probabilité de notre scénario haussier de base, désormais estimé à 50 % contre 55 % précédemment. Le scénario baissier alternatif conserve quant à lui 20 % de probabilité. Dans notre projection principale, l’indice boursier atteindrait les 7 000 points d’ici la fin de l’année, avant de grimper à 7 700 points d’ici la fin de l’année prochaine.

Ces objectifs pourraient toutefois être atteints plus rapidement si une crise venait à éclater, nous obligeant alors à reconsidérer la probabilité d’un scénario baissier, qu’il s’agisse d’une correction, d’un marché baissier ou d’un effondrement.

La Fed et la musique de Sinatra à la rescousse ?

Les données d’inflation de septembre, plus favorables qu’anticipé et publiées vendredi matin, renforcent la perspective de deux baisses de taux supplémentaires avant la fin de l’année. La situation évoque la célèbre interprétation de Frank Sinatra de « Fly Me To The Moon », une mélodie qui semble désormais résonner sur les marchés. L’outil CME FedWatch reflète ainsi une probabilité de 90 % pour deux baisses de taux de 0,25 point de pourcentage chacune, ramenant le taux des fonds fédéraux (FFR) à 3,50 %. Cette évolution semble être une quasi-certitude.

Le taux, qui s’élevait à 3,60 % début octobre, était déjà tombé à 3,48 % vendredi. Cependant, le rendement à 10 ans est resté stable autour de 4,00 %. La Fed pourrait bien commettre la même erreur que l’année dernière, où une baisse de 100 points de base du FFR avait entraîné une hausse équivalente du rendement à 10 ans et, par ricochet, des taux hypothécaires.

Le S&P 500 en pleine ascension, mais des interrogations persistent

Avec une hausse de 15,5 % depuis le début de l’année, le S&P 500 a clôturé à 6 791,69 points vendredi. La moyenne historique des dix dernières années montre un gain cumulé de quatre points de pourcentage pour les mois de novembre et décembre. Si cette tendance se reproduisait, l’indice pourrait atteindre 7 063 points, dépassant ainsi son niveau de clôture de vendredi.

Après une brève correction plus tôt dans l’année, les valeurs dites « dynamiques » ont poursuivi leur élan, menant le marché haussier depuis la fin de l’année 2023.

L’une des principales préoccupations concernant la pérennité de ce marché haussier réside dans les multiples de valorisation élevés du S&P 500. Cependant, cette inquiétude ne devrait pas se concrétiser, à moins d’une erreur de notre part quant à la résilience de l’économie, qui rendrait alors un scénario de récession plus probable.

Parallèlement, notre tendance haussière bénéficie d’un soutien majeur : les bénéfices. Le bénéfice par action prévisionnel du S&P 500 a atteint un nouveau record de 298,52 $ la semaine dernière. Au cours de clôture de vendredi, le ratio cours/bénéfice à terme s’établissait à 22,8. Les bénéfices prévisionnels convergent vers l’estimation consensuelle des analystes pour 2026, qui a légèrement progressé la semaine dernière pour atteindre 305,03 $ par action.

Les petites et moyennes capitalisations à la traîne

Les indices S&P 400 MidCaps et S&P 600 SmallCaps n’ont pas encore dépassé leurs records de fin d’année dernière. Leurs bénéfices prévisionnels stagnent depuis mi-2022, et leurs récentes performances ont été jugées modestes.

Le ratio Bull/Bear : un indicateur à interpréter avec prudence

Le ratio Bull/Bear (BBR), reflet du sentiment des investisseurs, a probablement franchi la barre de 4,00 cette semaine, le résultat étant attendu mercredi. Des lectures supérieures à 3,00 peuvent servir d’indicateur contrarien, suggérant une surabondance de « bulls » et un repli imminent. Cependant, notre expérience montre que le BBR est un signal d’achat plus fiable lorsqu’il est inférieur à 1,00 que comme signal de vente lorsqu’il dépasse 3,00.

Comme le rappelle le mythe d’Icare, dont les ailes de cire ont fondu, s’approcher trop près du soleil est risqué. Dans notre scénario de base, le marché boursier semble quant à lui suivre la trajectoire plus mesurée et ascendante de Sinatra.

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