Home Santé La thèse cartographie l’hypoparathyroïdie chronique | Actualités de l’Institut Karolinska

La thèse cartographie l’hypoparathyroïdie chronique | Actualités de l’Institut Karolinska

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Publié le 2025-10-28 15:53:00. Une thèse novatrice menée au Karolinska Institutet met en lumière les multiples facettes de l’hypoparathyroïdie chronique, une maladie endocrinienne méconnue. Les recherches, basées sur des registres nationaux suédois, révèlent la fiabilité des données médicales, l’impact complexe de la pathologie sur la santé osseuse, le risque de mortalité accru, ainsi que ses répercussions psychologiques et neurologiques, ouvrant la voie à une meilleure prise en charge.

  • Les diagnostics d’hypoparathyroïdie chronique enregistrés dans les registres suédois se sont révélés hautement fiables, confirmés dans environ 90% des cas par les dossiers patients.
  • Les patients atteints de cette affection présentent un risque altéré de fractures, plus vulnérables aux fractures vertébrales mais moins aux fractures de la hanche, malgré un diagnostic fréquent d’ostéoporose souvent sous-traité.
  • La recherche souligne une mortalité plus élevée, particulièrement chez les formes non chirurgicales de la maladie, et une utilisation accrue de médicaments pour le sommeil, la douleur et l’épilepsie, témoignant d’un retentissement psychique et neurologique important.

La thèse de Wafa Kamal, doctorante au sein du groupe Neuroendocrinologie Expérimentale et Clinique du Karolinska Institutet et médecin-cheffe adjointe à l’hôpital universitaire Karolinska, se penche sur l’hypoparathyroïdie chronique. Cette maladie endocrine, caractérisée par une production insuffisante de l’hormone parathyroïdienne (PTH), entraîne une baisse du taux de calcium sanguin. Les symptômes peuvent varier de picotements et crampes musculaires à des troubles cardiaques ou des convulsions graves. Si la majorité des cas surviennent suite à des chirurgies du cou endommageant les glandes parathyroïdes, d’autres origines incluent des maladies auto-immunes ou héréditaires. Le traitement actuel, combinant vitamine D active et calcium, vise à stabiliser le calcium mais ne restaure pas l’équilibre naturel de l’organisme.

Les travaux de recherche ont permis d’analyser, à l’aide des registres nationaux suédois, la fiabilité des codes diagnostiques, l’influence de la maladie sur le risque de fracture, ainsi que sa corrélation avec la mortalité et les troubles de santé mentale. Ces découvertes apportent un éclairage nouveau sur la complexité de l’hypoparathyroïdie chronique, une pathologie touchant plusieurs systèmes organiques et associée à des conséquences sévères. Les résultats soulignent l’importance de poursuivre les études pour évaluer l’impact d’un suivi structuré et de stratégies thérapeutiques adaptées sur la qualité des soins.

La constatation d’une mortalité accrue dans l’hypoparathyroïdie non chirurgicale met en évidence la nécessité d’identifier les patients les plus exposés aux complications et les meilleures méthodes de prévention. À terme, ces avancées pourraient mener à des traitements plus personnalisés, à une diminution du poids de la maladie et à une amélioration de la qualité de vie pour les personnes atteintes. La thèse, intitulée « Hypoparathyroïdie : études épidémiologiques de la prévalence à la mortalité », est consultable sur doi.org/10.69622/29921690.v1.

Wafa Kamal envisage de se consacrer à la création d’un centre de connaissances sur l’ostéoporose pour la région de Stockholm au sein du service d’Endocrinologie du Karolinska Universitetssjukhuset à Huddinge. Elle souhaite parallèlement allier sa pratique clinique à l’enseignement et la recherche, avec un intérêt particulier pour l’hypoparathyroïdie et l’ostéoporose.

La soutenance de thèse aura lieu le à Lilla salen QA31:01, Karolinska vägen 37A, Hôpital universitaire de Karolinska.

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