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L’inscription d’une enseignante de l’École régionale centrale de santé annulée après être tombée enceinte d’un ancien élève

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Publié le 2025-10-28 15:47:00. Une enseignante de l’École régionale centrale de santé a vu son inscription annulée après avoir entretenu une relation intime avec un ancien élève de 17 ans, tombé enceinte de lui.

  • Une enseignante a perdu son poste et son inscription professionnelle suite à une relation avec un ancien élève mineur.
  • L’élève, vulnérable et impliqué dans le système de justice, vivait chez l’enseignante dans le cadre de sa prise en charge.
  • Le Tribunal disciplinaire des enseignants a jugé la faute grave, soulignant le déséquilibre de pouvoir et la vulnérabilité de l’adolescent.

L’affaire concerne une enseignante travaillant à l’École régionale centrale de santé, un établissement destiné aux élèves rencontrant des difficultés scolaires en raison de problèmes de santé ou de leur implication dans le système de justice pour mineurs. L’un de ses élèves, âgé de 17 ans, a commencé à attirer son attention particulière alors qu’il était sur le point de quitter l’établissement. Suite à une démarche de son travailleur social, l’enseignante et son alors mari ont postulé pour devenir ses tuteurs légaux. La demande a été ajustée pour qu’elle apparaisse comme la seule responsable de l’élève. Malgré les vives réserves exprimées par sa hiérarchie, qui l’ont explicitement mise en garde contre les répercussions négatives potentielles, la femme a persisté. Sa candidature a été acceptée, permettant à l’adolescent, alors libéré sous caution, de vivre à leur domicile.

Quelques mois après son emménagement, une relation sexuelle s’est développée entre l’enseignante, âgée de 35 ans, et l’adolescent. Bien qu’il ne soit plus officiellement étudiant, il était toujours mineur au moment où elle est tombée enceinte de lui. Plus tard, l’adolescent a été transféré dans un centre relevant du système de justice pour mineurs. C’est lors d’une tentative de visite de la part de l’enseignante que leur relation est devenue évidente pour l’école, qui en a été informée.

L’affaire a été portée devant le Tribunal disciplinaire des enseignants, qui a tenu une audience en mai 2025. L’enseignante y était accusée de faute grave. Dans sa décision rendue publique mardi, le tribunal a ordonné la radiation de son nom du registre des enseignants. Le tribunal a souligné la nature de l’école, le parcours de l’élève – impliqué dans le système de justice, scolarité perturbée, et potentiellement manquant de soutien familial (whānau) – ainsi que son âge et le déséquilibre de pouvoir inhérent à leur relation. Ces facteurs rendaient l’adolescent particulièrement vulnérable. La nécessité d’établir et de maintenir des limites claires est jugée primordiale lorsque des jeunes sont pris en charge par l’État ou sont vulnérables pour diverses raisons.

Le tribunal a conclu que l’enseignante avait fait preuve d’un grave manquement à son devoir professionnel, tant dans sa démarche pour devenir tutrice que dans l’établissement d’une relation intime avec son ancien élève, malgré le court laps de temps écoulé depuis la fin de sa scolarité. La décision a également précisé que le couple est toujours ensemble.

Jason White, directeur de l’École régionale centrale de santé, a confirmé que l’enseignante avait admis les faits après qu’il en ait pris connaissance. Son emploi avait alors pris fin. Il s’est réjoui de la décision du Conseil des enseignants qui a validé la conclusion de faute grave. Il a par ailleurs salué le travail du personnel de l’école, lui aussi affecté par l’incident, et a souligné que cette affaire, qui a fait l’objet d’une enquête de trois ans par le Conseil des enseignants, garantit qu’une faute grave envers un jeune vulnérable soit traitée avec la rigueur appropriée.

Depuis cet événement, l’école a revu ses procédures d’accueil et de soutien pour le personnel, afin de renforcer la conscience de la position de confiance qu’ils occupent et des attentes qui en découlent.

Cette histoire a été initialement publiée dans le Héraut de Nouvelle-Zélande.

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