La transition réussie de l’ancien Wallaby à la Ligue de rugby est saluée pour ses prouesses offensives, malgré quelques ajustements initiaux.
Malgré les apparences trompeuses entre le ballon ovale et les poteaux, le passage du rugby à XIII, surnommé la « ligue », exige une adaptation. C’est un défi que l’ailier de l’Australie, n’a visiblement pas tardé à relever. Si quelques « oscillations défensives » ont marqué son début de saison, notamment lors de tentatives d’interceptions sur des ballons hauts – un aspect sur lequel il a énormément travaillé –, ces ajustements mineurs ne masquent pas son potentiel destructeur, particulièrement dans sa finition.
Capable de se dresser pour capter les chandelles de précision de ses coéquipiers tels que Munster et Nathan Cleary, ce joueur polyvalent combine désormais avec brio les exigences du rugby à XIII. Il excelle dans la réception des passes acrobatiques typiques des ailiers de la ligue, tout en étant capable de se projeter et d’atterrir en force pour aplatir. L’Angleterre avait déjà entrevu cette menace lors de leur première confrontation, lorsque sa vitesse fulgurante sur un ballon intercepté avait ouvert la voie à un essai australien crucial.
Jake Wardle a dû faire preuve d’une vigilance extrême pour contenir cet ailier déchaîné, particulièrement en fin de rencontre, alors qu’il cherchait à marquer le dernier mot. Sa vélocité sur le flanc droit a offert une opportunité en or à une équipe australienne déjà impressionnante.
Celui qui sait aussi faire preuve d’autodérision a été rapidement adopté par le groupe. Son arrivée à l’aéroport pour le voyage en Angleterre, marqué par le transport de ses anciens bagages des Wallabies du rugby à XV, a suscité l’amusement général, témoignant de son caractère adaptable et plein d’esprit.
D’origine fidjienne et italienne, Nawaqanitawase a impressionné son entraîneur en chef, Kevin Walters, tant sur le plan statistique que par son apport concret sur le terrain. Il a accumulé un volume de jeu impressionnant, parcourant littéralement des mètres précieux pour son équipe. Dans cette catégorie, il termine juste derrière son coéquipier Reece Walsh, élu homme du match, qui a couru 236 mètres contre 216 pour Nawaqanitawase. Cette performance confirme l’adaptation réussie du joueur converti aux exigences de vitesse et d’endurance de l’ailier moderne dans ce sport.
Nawaqanitawase a dominé les mètres gagnés après contact, une statistique qui illustre les difficultés rencontrées par la défense anglaise pour le contenir. De plus, ses deux franchissements de ligne et ses quatre sauts par-dessus les plaquages soulignent davantage sa valeur indéniable sur le terrain.