Publié le 25 octobre 2023. Le porte-parole médiatique du FPÖ (Parti de la Liberté d’Autriche) a vivement critiqué la récente nomination et le départ du directeur sportif de l’ORF, le qualifiant de « débâcle prévisible » résultant des jeux politiques internes de la télévision publique autrichienne.
- Christian Hafenecker, porte-parole médiatique du FPÖ, dénonce la nomination d’un « individu sans expertise » à la direction sportive de l’ORF comme une conséquence du « marchandage politique » entre les partis traditionnels.
- Il accuse la direction de l’ORF, et particulièrement son directeur général, de privilégier les calculs partisans au détriment des compétences, engendrant un « chaos » et une mauvaise gestion aux frais des téléspectateurs.
- Le parti demande une réforme en profondeur de l’ORF, accusé de servir de « libre-service » aux partis pour financer des arrangements politiques plutôt que sa mission d’information.
Selon Christian Hafenecker, MA, la démission du directeur sportif de l’ORF, Hannes Aigelsreiter, marque l’échec d’une nomination politique qui aurait été imposée malgré l’opposition de la rédaction sportive elle-même. « Ce que nous vivons ici est la conséquence logique du marchandage postal rouge et noir à Küniglberg », a-t-il déclaré, affirmant qu’une personne « sans expertise est nommée directeur sportif pour des calculs partisans, échoue comme prévu dans tous les domaines et laisse derrière elle un tas de pagaille que le payeur obligatoire doit finalement nettoyer à nouveau ». Il considère ce « chaos » comme symptomatique de l’état général de l’ORF.
Le porte-parole libéral a souligné que le cas Aigelsreiter illustre l’ignorance de la direction de l’ORF face aux compétences et à la volonté de ses propres collaborateurs. « Il était déjà clair lors de sa nomination qu’un candidat préféré politiquement était retenu contre la volonté de l’ensemble de la rédaction sportive », a-t-il rappelé, précisant que le candidat n’avait obtenu que deux votes favorables de la rédaction. Le fait que le directeur général de l’ORF, Alexander Weißmann, ait « fait adopter cette mauvaise nomination contre son meilleur jugement pour satisfaire les désirs politiques des partis » démontre selon Hafenecker son « échec total en tant que top manager ». « Maintenant, il a le désastre qu’il a lui-même causé ! » a-t-il ajouté.
Le lien présumé entre Aigelsreiter et l’ancien directeur général de l’ORF, Wrabetz, ainsi que sa promotion à un poste de direction sans expérience sportive adéquate, sont considérés par le FPÖ comme révélant les « mécanismes du système ORF ». « Alors qu’on demande aux Autrichiens de payer avec une nouvelle cotisation obligatoire, l’ORF de Küniglberg procède à des changements de personnel coûteux, probablement à des indemnités de licenciement et à un chaos de gestion sans précédent », a critiqué Hafenecker. Il a dénoncé un cycle où une personne incompétente est nommée, son prédécesseur est rappelé comme consultant coûteux, pour finalement abandonner la nomination initiale « en grande pompe ». Pour le FPÖ, il s’agit d’une « pure mauvaise gestion et une gifle pour chaque payeur d’honoraires ! ».
Cet incident, selon le FPÖ, prouve que l’ORF, dans sa forme actuelle, est un « libre-service pour les partis du système » qui « utilise l’argent du peuple pour financer des jeux politiques ». Le parti demande donc une « réforme de fond en comble » de l’institution. « Nous, le Parti de la Liberté, sommes la seule force capable d’assumer cette tâche », a affirmé Hafenecker, concluant par un appel : « Arrêtez le marchandage des emplois, arrêtez le financement forcé ! L’ORF doit enfin être dépolitisé et libéré des chaînes des anciens partis, afin qu’il puisse à nouveau remplir une mission pour les Autrichiens et ne plus servir de poste d’approvisionnement pour les favoris du parti désaffectés. »