Publié le 2025-11-01 10:03:00. La Chine intègre dès le 10 novembre le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) à son programme de vaccination national, offrant une protection gratuite aux jeunes filles de 13 ans dans le but de lutter contre le cancer du col de l’utérus.
- Le vaccin bivalent contre le VPH sera administré gratuitement en deux doses, espacées de six mois, aux jeunes filles atteignant 13 ans.
- Cette mesure vise à réduire significativement l’incidence du cancer du col de l’utérus, une préoccupation sanitaire majeure en Chine.
- La vaccination précoce est reconnue pour son efficacité supérieure en termes de réponse immunitaire et de protection à long terme.
L’Administration nationale de contrôle et de prévention des maladies a officialisé l’inclusion du vaccin contre le VPH dans le calendrier vaccinal du pays à partir du 10 novembre. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de santé publique visant à renforcer la prévention des cancers féminins. Le virus du papillome humain (VPH) est identifié comme la cause prédominante du cancer du col de l’utérus, représentant un défi sanitaire croissant pour les femmes en Chine.
Les experts de la santé soulignent que la vaccination représente actuellement la méthode la plus efficace et la plus économique pour prévenir l’infection par le VPH et le développement de cancers associés. Les recherches ont démontré qu’une vaccination administrée entre 9 et 14 ans induit une réponse immunitaire plus robuste, avec la production de plus du double d’anticorps par rapport aux jeunes femmes plus âgées, et une protection potentiellement durable sur une décennie.
La Chine dispose déjà de vaccins contre le VPH, tant nationaux qu’importés. Le premier vaccin tétravalent développé localement a été administré en septembre. Ces vaccins sont capables de prévenir plus de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus, marquant ainsi une avancée considérable dans la lutte contre cette maladie. L’extension du programme à la vaccination gratuite pour les jeunes filles de 13 ans devrait ainsi contribuer à une amélioration substantielle de la santé des femmes sur le long terme.