Home Divertissement Le courant d’air invisible est également important. Exposition de Maija Kursheva / Article visible dans la galerie «Māksla XO»

Le courant d’air invisible est également important. Exposition de Maija Kursheva / Article visible dans la galerie «Māksla XO»

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Publié le 2025-11-01 15:39:00. L’exposition « Tīrraksts » de Maija Kursheva, présentée jusqu’au 29 novembre à la galerie « Māksla XO », dévoile le processus créatif et l’univers artistique de l’artiste, oscillant entre ordre rigoureux et fécondité du hasard. À travers le dessin comme fondement, l’artiste explore la tension entre la mise en scène d’une apparence soignée et la réalité plus complexe de la création.

  • L’exposition met en lumière le rôle central du dessin et de la ligne dans l’œuvre de Maija Kursheva.
  • Elle explore le concept de « propreté » et d’ordre dans l’atelier de l’artiste, le comparant à un environnement chirurgical.
  • « Tīrraksts » révèle également la genèse des œuvres, incluant des ébauches, des croquis et des collages colorés.

Intitulée « Tīrraksts » – un terme évoquant la propreté, l’école et une forme de calligraphie soignée – l’exposition de Maija Kursheva à la galerie « Māksla XO » invite le public à plonger dans l’intimité de son processus créatif. La commissaire a souhaité offrir un aperçu du travail quotidien de l’artiste, montrant les prémices et le développement de ses créations, qu’elles soient en noir et blanc ou éclatantes de couleurs.

Le dessin constitue la pierre angulaire de la démarche artistique de Maija Kursheva, servant de langage pour capturer les pensées éphémères de la vie quotidienne. Dans cette exposition, l’artiste approfondit sa fascination pour la ligne noire. Les œuvres présentées dans la première salle de la galerie « Māksla XO » utilisent une technique singulière : des rouleaux de papier, enduits de peinture acrylique noire, créent des lignes dont la texture évolue sous l’effet de l’humidité, conférant une dynamique particulière à la composition.

L’exposition se déploie en deux espaces distincts. La « Salle Blanche » symbolise la stérilité et la pureté, un écho à l’organisation méticuleuse de l’atelier de l’artiste, que Maija Kursheva décrit avec une métaphore audacieuse : « Là aussi, l’ordre est total, tout comme dans la salle d’opération d’un chirurgien. Bien entendu, le cube blanc fonctionne aussi comme une feuille de papier propre et blanche. » Sur ses murs immaculés, des œuvres récentes côtoient des pièces plus anciennes, dont une imposante création murale de 2023, initialement présentée au marché de l’art de Berlin et désormais exposée à Riga. D’autres dessins datant de 2021 révèlent l’évolution de sa pratique, où des collages de papier coloré servent de modèles à des dessins plus complexes.

Dans la seconde salle, plus sombre et profonde, le visiteur découvre les collages colorés de l’artiste. Ces pièces sont intimement liées à ses lignes noires, naissant des « formes négatives » issues des chutes de papier. Si les lignes noires privilégient un vocabulaire en noir et blanc, les collages explorent des palettes de couleurs primaires. Maija Kursheva résume sa philosophie créative : « Dans mon travail, j’essaie d’utiliser « l’alphabet », le plus simple : point, ligne, base, plan, mouvement. » Cette salle immersive présente non seulement les œuvres achevées, mais aussi des dessins, des croquis, des exercices manuels et des fragments de cahiers, offrant un aperçu exhaustif de son parcours créatif.

Le choix du titre « Tīrraksts » n’est pas anodin. Il renvoie à la fois à l’aspect final et poli d’un texte, mais aussi, par association d’idées, à l’existence préalable d’une ébauche. « Le nom implique également que – probablement – ​​il y a eu un brouillon, voire plusieurs. Et cela fait encore référence au dessin et à l’esquisse, qui sont la base de beaucoup de choses », explique l’artiste. Le « texte épuré » représente la partie visible de l’iceberg, tandis que « l’ébauche » – essentielle et profonde – demeure souvent cachée au regard du public.

Malgré la rigueur apparente de son espace de travail, Maija Kursheva laisse une place importante au hasard dans ses créations. Elle voit dans ces « découvertes fortuites » une source d’innovation et de nouvelles pistes créatives. Pratiquement toutes ses œuvres sont le fruit de ces moments d’imprévu qui nourrissent son intuition. La diversité de son travail comprend des dessins, des structures spatiales, des installations, des images en mouvement et des graphiques.

L’origine de ses lignes noires et de ses collages remonte à un séjour de trois mois à New York en 2019, une période déterminante pour l’artiste. « La tentative de peindre a échoué, je n’ai vraiment pas réussi, mais d’autres choses se sont développées à partir de cet échec et de cet échec », confie Maija Kursheva. Certaines œuvres moins abouties, conservées par l’artiste, sont également présentées dans l’exposition. Elles témoignent de son cheminement intellectuel et de l’émergence de ses techniques caractéristiques.

Alors que « Tīrraksts » vient d’ouvrir ses portes, Maija Kursheva est déjà tournée vers l’avenir. Actuellement doctorante à l’Académie lettone des arts, elle explore de nouvelles pratiques artistiques, axées sur la recherche. « Je suis très curieuse et je veux toujours essayer quelque chose de nouveau, » affirme-t-elle. Sa prochaine exposition sera intrinsèquement liée à ses recherches doctorales, qu’elle a choisi de nommer « Dessiner et penser ». Son intérêt pour la philosophie s’inscrit dans cette démarche, le dessin devenant un véritable « témoignage de la pensée ».

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