Publié le 3 novembre 2025 – 15:54 CET. L’objet interstellaire 3I/ATLAS, troisième visiteur venu d’un autre système solaire, suscite l’étonnement des astronomes par son comportement énigmatique lors de son passage près du Soleil, alimentant les spéculations les plus audacieuses.
- 3I/ATLAS, découvert le 1er juillet 2025, est la troisième entité interstellaire confirmée, après ʻOumuamua et 2I/Borisov.
- Sa trajectoire et sa composition, notamment un noyau glacé entouré d’une coma, suggèrent une origine extra-solaire.
- Des accélérations inhabituelles et des changements de couleur radical ont été observés, remettant en question une explication purement naturelle.
Lors de sa détection par le télescope ATLAS au Chili, il est rapidement apparu que 3I/ATLAS n’était pas un simple caillou spatial. Sa vitesse et sa trajectoire indépendantes de la gravité solaire indiquent qu’il provient d’un autre système stellaire. Bien que la NASA l’ait officiellement classé comme une comète, des scientifiques éminents, tel le professeur Avi Loeb de l’Université Harvard, émettent l’hypothèse que ses caractéristiques pourraient porter des indices de technologie extraterrestre.
Observations déroutantes
Le passage de 3I/ATLAS à son plus proche point du Soleil, le périhélie, fin octobre, a été marqué par une série d’événements déroutants pour les chercheurs. L’un des phénomènes les plus frappants est une accélération non gravitationnelle, dépassant la vitesse que la seule attraction solaire pourrait expliquer. Des observations menées par l’Atacama Large Millimeter Array (ALMA) ont révélé un écart de trajectoire de quatre secondes d’arc par rapport aux prévisions. Si les comètes ordinaires sont légèrement propulsées par le dégazage de leur surface glacée, le mouvement de 3I/ATLAS s’est avéré d’une intensité inhabituelle.
Parallèlement, sa couleur a subi une transformation spectaculaire, passant d’une teinte rougeâtre à un bleu vif. Ce changement est atypique, les comètes prenant généralement des teintes rouges lorsque la lumière solaire se diffuse dans les poussières qui les entourent. Quelques jours avant le périhélie, une augmentation soudaine de sa luminosité a également été enregistrée, suggérant une éjection massive de matière, potentiellement due à la vaporisation de sa glace de surface sous l’effet de la chaleur solaire intense.
Spéculations et réactions
Ces observations ont ravivé les interrogations sur la nature exacte de 3I/ATLAS. Avi Loeb a notamment avancé, dans un article de blog, que « l’accélération non gravitationnelle pourrait être la signature technologique d’un moteur interne ». Il précise que si aucun nuage de gaz massif n’est observé autour de l’objet en décembre, cette accélération pourrait alors être interprétée comme une « signature technologique d’un système de propulsion ».
Le débat a même traversé la culture populaire et atteint les sphères médiatiques. Kim Kardashian a interpellé la NASA sur la plateforme X (anciennement Twitter) pour obtenir des éclaircissements sur 3I/ATLAS. L’administrateur par intérim de l’agence, Sean Duffy, a répondu de manière rassurante :
« Excellente question ! Les observations de la NASA montrent qu’il s’agit de la troisième comète interstellaire à traverser notre système solaire. Il n’y a pas d’extraterrestres. Il n’y a aucune menace pour la vie sur Terre. »
De son côté, le PDG de SpaceX, Elon Musk, invité de l’émission « The Joe Rogan Experience », a émis l’hypothèse que la taille impressionnante de la comète et sa composition inhabituelle pourraient représenter un danger catastrophique en cas de collision avec la Terre. Il a souligné que, bien que 3I/ATLAS ne constitue pas une menace immédiate, son potentiel de destruction à l’échelle continentale ne saurait être ignoré.