Home Économie Le président de la SEC, Paul Atkins, sur la nouvelle règle d’introduction en bourse dans un contexte de fermeture du gouvernement

Le président de la SEC, Paul Atkins, sur la nouvelle règle d’introduction en bourse dans un contexte de fermeture du gouvernement

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La fermeture du gouvernement américain met à mal les marchés financiers, et particulièrement le processus d’introduction en bourse des entreprises. Paul Atkins, président par intérim de la Securities and Exchange Commission (SEC), a déploré cette situation lors d’une intervention télévisée, tout en dévoilant les trois principaux freins à la cotation des sociétés. Le dirigeant a également annoncé une mesure exceptionnelle pour relancer l’activité.

« Nous ne pouvons pas traiter ces introductions en bourse selon les règles telles qu’elles le sont… avec cette fermeture du gouvernement », a martelé Paul Atkins, interrogé par Liz Claman dans l’émission « The Claman Countdown » sur FOX Business. La SEC, organisme chargé d’approuver les sociétés souhaitant être cotées en bourse et de traquer les fraudes, voit ses effectifs drastiquement réduits par la paralysie administrative. Avant la fermeture, plus de 4 200 employés officiaient. Aujourd’hui, moins de 10 % du personnel, soit moins de 400 personnes, sont encore mobilisés pour surveiller les marchés.

Ce ralentissement intervient alors que le nombre d’entreprises cotées en bourse a déjà diminué de moitié par rapport à il y a trente ans, un constat amer dressé par le président de la SEC.

Pour tenter d’atténuer les effets de cette crise, la SEC a « dépoussiéré » une vieille règle issue du Securities Act de 1933. Cette disposition permet désormais à deux entreprises, Maplight et Navon, d’entrer en bourse la semaine dernière. « C’est la manière originale dont le Congrès a conçu le Securities Act de 1933, qui disait, en gros, que vous déposez votre déclaration d’enregistrement pour votre nouvelle offre de titres, que vous attendez 20 jours, puis que vous pouvez entrer en bourse et vendre vos titres », a expliqué Paul Atkins. Ce processus accéléré, qui consiste à retirer un amendement retardateur et à attendre 20 jours avant la cotation, bénéficie déjà à une vingtaine d’entreprises qui étaient en phase avancée de commentaires avec le personnel de la SEC. Le dirigeant a précisé que d’autres introductions pourraient avoir lieu très prochainement, « potentiellement dès demain ».

Interrogé sur la capacité de la SEC à garantir la détection des irrégularités en bourse dans ce contexte, Paul Atkins a tenu à rassurer. La règle appliquée ne concerne qu’un petit nombre d’entreprises déjà bien préparées, « à la phase finale des commentaires ». « J’espère que toutes ces absurdités de fermeture prendront fin très rapidement afin que nous puissions retourner au travail, examiner les dossiers et surveiller les marchés comme nous le faisons habituellement », a-t-il souhaité.

Pour rendre les introductions en bourse « à nouveau formidables », le président de la SEC a identifié trois obstacles majeurs pour les entreprises désireuses de franchir le pas. Il a souligné que la section dédiée aux facteurs de risque dans le rapport annuel ne devait pas devenir la partie la plus importante du document. Par ailleurs, la SEC acceptera désormais les sociétés cotées qui prévoient, dans leurs statuts, soit un arbitrage obligatoire, soit des clauses de transfert des frais « perdant-payeur », ou les deux.

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