Publié le 2025-11-05 11:30:00. Les ventes au détail, qu’elles portent sur des biens alimentaires ou non, ont connu une baisse en septembre. Ce recul, constaté aussi bien en valeur qu’en volume, s’inscrit dans un contexte de données « désastreuses » selon certaines fédérations professionnelles qui appellent à des mesures d’urgence pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages.
- En septembre, les ventes au détail ont reculé de 0,5% en valeur et en volume.
- Sur une base annuelle, une hausse de 0,5% en valeur est enregistrée, mais une baisse de 1,4% en volume est constatée pour septembre 2025.
- Les produits alimentaires subissent une baisse significative, tandis que les biens non alimentaires montrent des tendances hétérogènes.
L’Institut national de statistique (Istat) a dévoilé des chiffres préoccupants pour le secteur du commerce de détail en Italie. En septembre, les ventes ont diminué de 0,5% tant en valeur qu’en volume par rapport au mois précédent. Cette tendance, si elle masque une légère progression des ventes en valeur (+0,1%) sur l’ensemble du trimestre, révèle néanmoins une baisse du volume des transactions (-0,4%).
En se projetant sur une base annuelle, le mois de septembre 2025 devrait afficher une hausse des ventes en valeur de 0,5%, contrastant avec une diminution plus marquée en volume, s’établissant à -1,4%. La distinction entre les types de produits souligne des dynamiques divergentes : les ventes de produits alimentaires sont en recul en volume (-1,8%), malgré une légère hausse en valeur (+1,5%). Les biens non alimentaires subissent quant à eux une baisse généralisée, tant en valeur (-0,4%) qu’en volume (-1,1%).
Au sein des biens non alimentaires, les disparités sont notables. Si les produits de parfumerie et d’hygiène personnelle ont connu une croissance significative de 4,0%, d’autres secteurs clés ont enregistré des replis importants. C’est le cas notamment des ventes de chaussures, cuir et articles de voyage (-5,7%) et des vêtements et fourrures (-5,2%). Par rapport à septembre 2024, la grande distribution et les ventes hors magasin, ainsi que le commerce électronique, affichent une progression en valeur. À l’inverse, les commerces opérant sur de petites surfaces voient leur valeur de vente diminuer de 0,4%.
L’alimentation sous pression
La baisse des volumes de consommation alimentaire inquiète. Selon l’Union nationale des consommateurs (Unc), la diminution des quantités achetées se traduit par une économie notable pour les ménages. Massimiliano Dona, président de l’Unc, estime qu’une famille moyenne a dépensé 115 euros de moins en alimentation sur la base des prix de 2024, par rapport à l’année précédente. Ce chiffre monte à 167 euros pour un couple avec deux enfants et 146 euros pour un couple avec un enfant.
Les professionnels réclament des interventions
Face à ces constats, la fédération Assoutenti qualifie les données de « désastreuses ». L’organisation pointe du doigt l’effondrement des ventes de produits alimentaires en septembre sur une base annuelle. Assoutenti attribue cette situation, en partie, à des hausses de prix dans le secteur alimentaire qui dépassent largement l’inflation générale, avec des augmentations à deux chiffres pour certains articles. Le président Gabriele Melluso appelle le gouvernement à une intervention d’urgence pour maîtriser les prix et soutenir concrètement la capacité d’achat et la consommation des familles italiennes.