Home Sciences et technologies Le cirque climatique commence, mais l’alarmisme est de moins en moins crédible

Le cirque climatique commence, mais l’alarmisme est de moins en moins crédible

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Le sommet sur le climat de la COP 28 s’ouvre à Belém, au Brésil, dans une ambiance familière de catastrophisme annoncé, mais une nouvelle voix inattendue vient semer le trouble : celle de Bill Gates. Le milliardaire, connu pour ses investissements massifs dans la lutte contre le changement climatique, semble opérer un changement de cap en affirmant que la fin du monde n’est pas imminente et que la priorité devrait être accordée à la lutte contre la pauvreté.

Alors que le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a de nouveau tiré la sonnette d’alarme dans une interview accordée au journal britannique *The Guardian*, soulignant l’impératif d’éviter le dépassement de l’objectif de 1,5°C d’augmentation des températures et de réduire drastiquement les émissions, le message de Bill Gates, même s’il s’adresse aux 198 pays signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), risque de ne pas être immédiatement entendu.

Malgré les discours alarmistes et les scénarios catastrophes, la prise de parole de Bill Gates pourrait marquer la première fissure dans le dogme écologiste. Rappelons que le philanthrope a investi près de 8 milliards de dollars de fonds personnels, auxquels s’ajoutent 1,5 milliard de dollars de la Fondation Bill & Melinda Gates, principalement pour soutenir la transition énergétique et le développement de technologies zéro émission. Ses déclarations, bien que potentiellement positives, appellent toutefois à la prudence. D’une part, le fondateur de Microsoft, tout en rejetant le catastrophisme, ne remet pas en cause la gravité du changement climatique. D’autre part, ses propos, qui réhabilitent le bon sens après des décennies de discours militant, pourraient cacher des intérêts politiques et économiques.

En effet, le changement climatique n’est pas un phénomène nouveau. Le climat de la Terre a toujours évolué, bien avant l’apparition de l’homme. Rien ne prouve non plus une augmentation récente des événements météorologiques extrêmes ; ceux-ci ont toujours existé, avec des cycles parfois bien connus. Le véritable enjeu, que Bill Gates reconnaît enfin, est le sous-développement. Seules les civilisations développées disposent des moyens de se protéger efficacement face aux aléas naturels, qu’il s’agisse d’ouragans, de séismes ou de maladies. L’ouragan Melissa, qui a récemment frappé les Caraïbes, a révélé l’impact dévastateur d’un tel événement sur des populations vulnérables, contrastant avec la résilience accrue des côtes américaines grâce à des systèmes d’alerte performants, des infrastructures solides et des logements adaptés.

Affirmer qu’il est plus pertinent de se concentrer sur l’amélioration des conditions de vie plutôt que sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone relève de l’évidence. C’est une évidence aussi criante que de préférer un parapluie face à une tempête plutôt que d’investir toutes ses économies dans des technologies utopiques pour arrêter la pluie. Pourtant, ceux qui ont osé énoncer ces vérités ont été ostracisés, traités de « négationnistes », une stratégie rappelant celle employée lors de la crise du Covid-19.

Bill Gates, tout en considérant le changement climatique comme une problématique sérieuse, maintient la nécessité d’une transition énergétique rapide. Il omet cependant que la diabolisation des énergies fossiles freine le développement des pays pauvres et pénalise économiquement les nations européennes. Le développement est indissociable d’un approvisionnement énergétique abondant et peu coûteux, ce que la transition énergétique actuelle, avec sa raréfaction de l’énergie et son augmentation des coûts, ne permet pas.

Compte tenu des investissements colossaux de Bill Gates dans les énergies renouvelables, sa persistance dans la voie de la transition énergétique est compréhensible. Néanmoins, il reconnaît désormais qu’il est erroné de se focaliser uniquement sur les émissions de CO2, privilégiant le développement technologique.

Ce recentrage sur la technologie soulève des questions quant aux motivations des philanthropes américains, dont les actions sont souvent guidées par des intérêts et des agendas sociétaux bien définis. C’est peut-être pour cette raison que certaines évidences ne sont reconnues qu’avec plusieurs décennies de retard.

Richard Lindzen, éminent physicien de l’atmosphère et critique fervent du catastrophisme climatique, suggère que le revirement de Bill Gates pourrait s’expliquer par des enjeux économiques majeurs. Selon lui, le développement de l’intelligence artificielle par Microsoft, entreprise dans laquelle 25 % du capital personnel de Bill Gates est investi, nécessite une quantité d’énergie considérable. L’agenda climatique actuel, en restreignant l’accès à l’énergie, pourrait ainsi hypothéquer l’avenir de Microsoft. L’intelligence artificielle, secteur gourmand en énergie, pourrait consommer jusqu’à 20 % de l’électricité mondiale d’ici 2030, selon certaines estimations.

Cette analyse, bien que ne clôturant pas le dossier, met en lumière un aspect crucial : les politiques mondiales sont souvent influencées par les intérêts d’élites puissantes, capables d’orienter les gouvernements, les médias et l’opinion publique. Il semble donc peu judicieux de se fier aveuglément à ces personnalités pour comprendre les réalités complexes de notre monde.

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