Home Santé Les reins ne se plaignent jamais, mais il faut les protéger : les (simples) règles de prévention

Les reins ne se plaignent jamais, mais il faut les protéger : les (simples) règles de prévention

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Publié le 6 novembre 2025. Les maladies rénales chroniques, souvent silencieuses, touchent cinq millions d’Italiens, dont la majorité ignore sa condition. Des examens simples et une bonne hygiène de vie sont pourtant les clés d’une prévention efficace pour éviter des pathologies aux lourdes conséquences.

Les reins, véritables tirelessly, travaillent dans l’ombre jusqu’à ce que leur fonction soit compromise à 70-80%. Il est alors trop tard pour éviter une insuffisance rénale chronique, une affection aux lourdes répercussions cliniques, sociales et économiques. C’est le constat dressé lors d’une récente rencontre consacrée à la santé, où Vincenzo Di Leo, directeur médical de l’unité de néphrologie, dialyse et transplantation du Policlinico Bari Consortium, et Vincenzo Vanacore, président de l’Aned (Association nationale des patients hémodialysés), ont alerté sur une « pandémie silencieuse ».

Selon Vincenzo Vanacore, « cinq millions d’Italiens souffrent d’une maladie rénale chronique, mais 90 % d’entre eux en souffrent sous une forme bénigne et l’ignorent ». Ce manque de connaissance est problématique, car sans détection précoce, le risque de mortalité augmente, même aux stades initiaux. Aux stades plus avancés, des thérapies de remplacement comme la dialyse ou la transplantation rénale deviennent nécessaires.

Une prévention à la portée de tous

Les symptômes d’une maladie rénale sont souvent discrets et sous-estimés : fatigue, pâleur, maux de tête, démangeaisons, rétention d’eau ou une accélération du rythme respiratoire peuvent être les signes d’une fonction rénale défaillante. Comme l’explique Vincenzo Di Leo, « la perte de la fonction rénale est lente, progressive et silencieuse ».

La clé de la prévention réside dans des analyses de sang et d’urine régulières. Le dosage de la créatinine dans le sang permet d’évaluer directement la fonction rénale, tandis que la recherche d’albumine dans les urines détecte la présence d’une protéine qui ne devrait normalement pas traverser les filtres rénaux lorsqu’ils sont endommagés. Ces contrôles sont particulièrement importants pour les personnes présentant des facteurs de risque : diabète, hypertension, obésité, personnes âgées sous certains traitements médicamenteux, ou souffrant d’insuffisance cardiaque.

La prévention passe également par la gestion des facteurs de risque. Il est donc essentiel de surveiller sa glycémie, son poids et sa tension artérielle. Ne pas fumer, pratiquer une activité physique régulière et adopter un régime méditerranéen pauvre en sel, tout en veillant à une hydratation suffisante (au moins deux litres d’eau par jour), sont autant de mesures préventives déterminantes.

Les bénéfices d’un dépistage précoce

Un diagnostic précoce est déterminant. Des études indiquent qu’un dépistage systématique pourrait réduire de 40 % le recours à la dialyse et augmenter l’espérance de vie de 20 %, tout en générant des économies considérables.

Des médicaments existent aujourd’hui pour ralentir la progression de la maladie rénale chronique et améliorer la survie des patients. Vincenzo Vanacore souligne qu’il est « possible d’avoir une régression de la maladie, mais à condition qu’elle soit interceptée tôt ». Il insiste sur la nécessité de faire connaître cette pathologie : « les contrôles sont très bon marché » et pourraient notamment être intégrés aux bilans de santé professionnels. Il est également crucial d’accompagner les patients pour qu’ils puissent adapter leur vie à la maladie, et non l’inverse. L’objectif ultime reste cependant « un monde sans dialyse », alors qu’environ 50 000 patients sont dialysés en Italie, un chiffre jugé très élevé.

Le coût de la dialyse est colossal, tant pour les patients que pour le système national de santé, s’élevant à environ 2,5 milliards d’euros par an, soit 2 % du budget. C’est pourquoi, particulièrement chez les patients âgés, des systèmes comme la dialyse péritonéale, réalisable à domicile durant la nuit, devraient être davantage développés. Ces méthodes permettent une réduction des coûts de 30 % et une amélioration de la qualité de vie des patients.

Néphropathie à IgA : une prise en charge spécifique

Si de nombreuses avancées ont été faites dans le traitement des maladies rénales chroniques, un diagnostic précoce reste crucial même lorsque la prévention primaire n’est pas possible. C’est le cas de la néphropathie à IgA, une maladie auto-immune résultant du dépôt de complexes immuns contenant des immunoglobulines A dans les glomérules rénaux. Affectant généralement les adultes entre 20 et 40 ans, elle se manifeste souvent par la présence de sang et/ou de protéines dans les urines, ainsi que par une hypertension artérielle.

Dans ces cas également, de nouvelles thérapies redessinent le paysage thérapeutique. Vincenzo Di Leo explique qu’elles « d’un côté préservent la fonction rénale mieux que les sartans (médicaments antihypertenseurs souvent utilisés en cas d’insuffisance rénale chronique), et de l’autre, elles interviennent sur les mécanismes immunologiques de la maladie, réduisant l’inflammation qui endommage les reins ».

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