Home Santé 7 000 pas par jour retardent l’apparition d’une maladie neurodégénérative, on vous dit de laquelle il s’agit

7 000 pas par jour retardent l’apparition d’une maladie neurodégénérative, on vous dit de laquelle il s’agit

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Publié le 2025-11-06 02:07:00. Une activité physique modérée, se traduisant par quelques milliers de pas quotidiens, pourrait significativement ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer, selon une étude américaine. Ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives pour la prévention et la gestion de cette affection neurodégénérative.

  • Augmenter sa marche quotidienne, même modestement, peut retarder l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer.
  • Une étude sur 296 adultes suggère qu’un nombre de pas plus élevé est associé à une accumulation plus lente des protéines tau et bêta-amyloïde.
  • Les bienfaits de l’exercice physique, même léger, sur la santé cérébrale sont désormais plus clairs.

Une étude menée par des chercheurs du Mass General Brigham Hospital, aux États-Unis, et publiée dans la revue *Nature Medicine*, met en lumière le rôle crucial de l’activité physique dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer. L’équipe a suivi 296 adultes âgés de 50 à 90 ans, ne présentant aucun symptôme de démence au début de l’étude. Ces participants, inclus dans la Harvard Aging Brain Study, ont été soumis à des scanners cérébraux (par tomographie par émission de positons, ou TEP) afin de mesurer les niveaux des protéines bêta-amyloïde et tau, des marqueurs clés de la maladie d’Alzheimer. Leur suivi cognitif s’est étendu sur une période moyenne de neuf ans.

Les résultats sont particulièrement encourageants : les participants qui effectuaient entre 3 000 et 5 000 pas par jour ont vu l’apparition de leurs symptômes retardée de trois ans en moyenne. Ce délai atteignait jusqu’à sept ans pour ceux qui parcouraient entre 5 000 et 7 500 pas quotidiennement. À l’inverse, les personnes sédentaires ont montré une accumulation plus rapide des protéines toxiques et un déclin cognitif plus marqué. Ces données apportent un éclairage nouveau sur les facteurs de risque de la maladie.

« Ces données aident à expliquer pourquoi certaines personnes à risque de maladie d’Alzheimer ne progressent pas aussi rapidement que d’autres. Les facteurs liés au mode de vie peuvent influencer les premiers stades de la maladie. »

Jasmeer Chhatwal, neurologue et auteur principal de l’étude

Les bienfaits de l’activité physique semblent principalement liés à un ralentissement de l’accumulation de la protéine tau, connue pour son rôle délétère sur les neurones. L’étude souligne ainsi que rester actif ne renforce pas seulement le corps, mais aussi le cerveau. « Chaque pas compte », insiste la neurologue Wendy Yau. « Même de petites augmentations de l’activité quotidienne peuvent entraîner des bénéfices durables. »

L’équipe de recherche prévoit désormais d’approfondir ses travaux pour déterminer quels types d’exercices, quelle intensité et quelle durée sont les plus efficaces pour prévenir le déclin cognitif. Ces informations pourraient guider le développement de futurs essais cliniques.

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