Home Accueil Les jeunes se retrouvent à huis clos lorsqu’ils ont besoin d’aide : – Elle aurait dû être là tous les jours

Les jeunes se retrouvent à huis clos lorsqu’ils ont besoin d’aide : – Elle aurait dû être là tous les jours

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Publié le 6 février 2026 à 22h09. Les élèves norvégiens doivent souvent attendre plus de dix jours, voire jusqu’à deux mois, pour obtenir un rendez-vous avec une infirmière scolaire, un délai qui inquiète quant à l’accès aux soins et au bien-être des jeunes.

  • Les temps d’attente pour consulter une infirmière scolaire dépassent souvent dix jours, atteignant parfois 60 jours.
  • Les infirmières scolaires sont confrontées à une surcharge de travail et à un manque de ressources.
  • Des initiatives locales, comme les « Jeunes Arènes », tentent de combler les lacunes du système de santé scolaire.

Selon une nouvelle enquête de l’Université du Sud-Est de la Norvège (USN), les élèves du primaire et du secondaire sont confrontés à des délais d’attente considérables pour obtenir un rendez-vous avec une infirmière scolaire. L’étude, basée sur l’analyse de 382 consultations et les témoignages de 96 infirmières de santé publique, révèle un système sous tension.

Malak Abualfaish, 17 ans, témoigne de la difficulté d’accéder aux soins. « L’infirmière n’était présente à l’école qu’un ou deux jours par semaine. C’est dommage, elle aurait dû être là tous les jours. Quand on ose enfin frapper à sa porte et qu’elle n’est pas là, c’est un problème », explique-t-elle.

Les normes actuelles, établies par la Direction de la Santé en 2010, préconisent un ratio d’une infirmière pour 300 élèves en maternelle, 550 en école primaire et 800 au lycée. Cependant, de nombreux professionnels estiment que ces chiffres sont désormais dépassés, compte tenu de la complexité croissante des besoins des élèves.

Gunhild Hustad, infirmière de santé qualifiée et chercheuse à l’USN, souligne l’importance d’un accès rapide aux soins.

« Dix jours, c’est long à attendre pour un jeune qui a besoin d’aide et qui a eu le courage de la demander. »

Gunhild Hustad, chercheuse à l’USN

L’enquête révèle également que deux infirmières de santé publique sur cinq acceptent de prendre en charge des élèves même lorsqu’elles sont débordées, témoignant de leur engagement malgré le manque de ressources.

Ann Karin Swang, responsable des infirmières de santé à l’Association norvégienne des infirmières, confirme cette situation.

« Ce n’est pas une crise qui arrive, c’est une crise qui est là. Il y a trop peu de ressources dans le service. Elles sont surchargées de travail et les besoins sont de plus en plus importants. »

Ann Karin Swang, responsable des infirmières de santé à l’Association norvégienne des infirmières

Face à cette situation, des initiatives locales se développent. Les « Jeunes Arènes » (informations sur les Jeunes Arènes) offrent un espace d’écoute et de soutien aux jeunes de 13 à 24 ans, en particulier en matière de santé mentale. Isak Bilden, 21 ans, qui travaille comme bénévole dans une de ces arènes, témoigne de leur importance.

« Quand toute votre vie a été bouleversée, cela signifie énormément de pouvoir arriver à un endroit où tout est en ordre. »

Isak Bilden, bénévole à une Jeune Arène

Les Jeunes Arènes, présentes dans plusieurs municipalités (Oslo, Bergen, Larvik, Tønsberg, Midt-Telemark et Bjørnafjorden), permettent aux jeunes d’accéder à des professionnels de la santé, des conseillers et des consultants, sans délais d’attente. Malak Abualfaish encourage d’autres jeunes à se tourner vers ces structures.

« Tout le monde est le bienvenu. »

Malak Abualfaish, élève

Récemment, le Parlement norvégien a décidé que les consultations auprès des infirmières scolaires ne devraient plus entraîner d’absences scolaires, une mesure visant à encourager les élèves à demander de l’aide sans crainte de sanctions.

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