Publié le 7 février 2026 à 12h27. Les performances des agents d’intelligence artificielle dans des tâches complexes, notamment juridiques, progressent à un rythme soutenu. Les derniers résultats d’un benchmark spécialisé révèlent une amélioration significative, remettant en question les prévisions initiales sur la résistance de certains métiers à l’automatisation.
- Le nouveau modèle Opus 4.6 d’Anthropic a obtenu un score de près de 30 % sur le benchmark APEX-Agents, et une moyenne de 45 % avec assistance.
- Ce résultat représente un bond en avant par rapport aux performances antérieures, où les meilleurs modèles peinaient à dépasser les 25 %.
- L’amélioration est attribuée en partie à de nouvelles fonctionnalités d’Anthropic, notamment les « essaims d’agents ».
Il y a quelques semaines seulement, les perspectives d’une automatisation rapide des professions juridiques semblaient lointaines. Une nouvelle référence, développée par Mercor, avait révélé des performances décevantes des agents d’IA sur des tâches professionnelles exigeantes. Les grands laboratoires obtenaient alors des scores inférieurs à 25 %, laissant penser que les avocats étaient, pour l’instant, à l’abri du remplacement par des machines.
Mais le paysage de l’IA évolue rapidement. La sortie cette semaine d’Opus 4.6 par Anthropic a radicalement changé la donne. Le nouveau modèle a non seulement amélioré son score individuel à près de 30 % lors des tests, mais a également atteint une moyenne de 45 % lorsqu’on lui a fourni des solutions supplémentaires. Cette progression est notamment due à l’intégration de nouvelles fonctionnalités, comme les « essaims d’agents », qui permettent une résolution de problèmes plus complexe et collaborative.
Brendan Foody, PDG de Mercor, s’est dit particulièrement impressionné par cette avancée.
« Passer de 18,4 % à 29,8 % en quelques mois est tout simplement incroyable. »
Brendan Foody, PDG de Mercor

Bien que 30 % reste loin de la perfection, et qu’un remplacement complet des professionnels du droit ne soit pas imminent, cette progression rapide invite à la prudence. Les avocats ne peuvent plus se reposer sur leurs lauriers et doivent désormais prendre en compte l’évolution rapide des capacités de l’IA dans leur domaine.