Publié le 7 février 2026 20h32. Une nouvelle étude espagnole révèle que la consommation de cannabis est associée à une inflammation cérébrale plus importante chez les patients souffrant de leur premier épisode psychotique, ce qui pourrait expliquer une moindre efficacité des traitements.
- Les personnes présentant un premier épisode psychotique et consommant du cannabis présentent un niveau d’inflammation cérébrale plus élevé que celles qui ne consomment pas cette substance.
- Cette inflammation pourrait expliquer pourquoi les traitements standards sont moins efficaces chez les patients consommateurs de cannabis.
- L’étude utilise une technique innovante pour mesurer l’inflammation cérébrale par imagerie par résonance magnétique.
La consommation de cannabis est depuis longtemps considérée comme un facteur de risque majeur dans le développement de psychoses. Environ 30 à 50 % des personnes confrontées à un premier épisode psychotique ont recours à cette substance, soulignant l’importance de comprendre les mécanismes sous-jacents à cette association.
Une équipe de chercheurs de l’Hôpital del Mar de Barcelone, en Espagne, a mené une étude approfondie publiée dans la revue Psychiatrie Moléculaire. Leur travail a mis en évidence une différence significative dans l’inflammation cérébrale entre les patients psychotiques consommateurs de cannabis et ceux qui ne le sont pas. Contrairement à ce qui est observé chez les personnes sans antécédents psychotiques, la consommation de cannabis semble exacerber l’inflammation dans le cerveau des patients vulnérables.
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont utilisé une technique d’imagerie par résonance magnétique de diffusion (IRM) innovante, permettant de mesurer l’eau libre extracellulaire, un marqueur précis de l’inflammation. L’étude a porté sur 62 patients récemment diagnostiqués avec des troubles psychotiques et 38 sujets témoins.
Les résultats suggèrent que le cannabis pourrait interférer avec la capacité des traitements antipsychotiques à réduire l’inflammation cérébrale, un élément clé dans la gestion de la psychose. Selon Laura Martínez Sadurní, psychiatre à l’Hôpital del Mar et principale auteure de l’étude :
« Nous informons déjà les patients dans notre pratique quotidienne que la consommation de cannabis peut aggraver les symptômes psychotiques et avoir des conséquences plus graves. »
Laura Martínez Sadurní, psychiatre à l’Hôpital del Mar
Elle ajoute :
« Savoir que le cannabis interfère avec l’effet positif des antipsychotiques nous permet de donner des recommandations plus fermes quant à l’abstinence après un premier épisode psychotique. »
Laura Martínez Sadurní, psychiatre à l’Hôpital del Mar
Ces découvertes renforcent l’importance de sensibiliser les patients et les professionnels de la santé aux risques associés à la consommation de cannabis, en particulier chez les personnes vulnérables aux troubles psychotiques.
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