Un physiothérapeute de Plaisance participe activement aux Jeux olympiques d’hiver de Milan, offrant des soins de pointe aux athlètes et suscitant l’admiration de ses pairs pour la qualité de l’assistance médicale sur place.
Carlo Civetta, installé à la Polyclinique Villaggio dans le quartier de Porta Romana, témoigne d’une ambiance exceptionnelle au sein du village olympique. Il peine à décrire l’atmosphère de collaboration et d’empathie qui y règne : « C’est incroyable ici, il y a un climat fou d’empathie et de collaboration, tout le monde essaie d’aider tout le monde, c’est vraiment fantastique. »
La polyclinique, qui accueillera bientôt une résidence étudiante, prend actuellement en charge environ 1 700 athlètes représentant une quarantaine de délégations. L’équipe médicale, dont fait partie M. Civetta, a déjà reçu des éloges. Certains professionnels ont affirmé que les soins médicaux proposés dépassent ceux dispensés lors des derniers Jeux olympiques d’été à Paris.
La Polyclinique Villaggio est équipée pour répondre à tous les besoins, des blessures mineures aux problèmes plus complexes. Elle dispose de médecins, d’infirmières, de kinésithérapeutes, ainsi que d’un service d’imagerie médicale avec IRM et radiographies, et un radiologue assure une lecture rapide des examens.
M. Civetta a déjà pris en charge des athlètes de Suède, du Mexique et de Corée du Sud, principalement pour des problèmes liés au surentraînement, des contractures et des douleurs dorsales. Il explique le processus : « Il y a un premier contrôle par un orthopédiste et un physiatre, puis nous intervenons généralement avec des manipulations et une relaxation musculaire. » Il souligne l’importance du rôle du kinésithérapeute dans la prévention et la rééducation.
Il envisage de rester pour les Jeux Paralympiques en mars, si possible. L’équipe médicale travaille en deux équipes, de 8h à 16h et de 16h à minuit, avec une permanence nocturne assurée par un médecin, un brancardier, une infirmière et un radiologue.
L’opportunité de participer aux Jeux olympiques est venue grâce à une association professionnelle qui a évalué son CV. M. Civetta possède une double qualification en sciences du sport et en physiothérapie, ainsi que de nombreuses formations de perfectionnement à l’étranger, notamment à Londres et à Madrid. « J’ai envoyé la candidature mais je n’avais pas beaucoup d’espoir. La réponse positive est arrivée en novembre, je n’y croyais vraiment pas. On m’a dit qu’il y avait encore 1 500 demandes sur la liste d’attente », raconte-t-il.
Son expérience avec des athlètes de haut niveau, notamment avec l’équipe nationale sud-africaine de rugby à Padoue et à Gênes, et ses seize saisons dans le football de Plaisance (Assigeco en Serie A, puis en Serie B), ont joué un rôle déterminant. « Cela a été payant d’avoir suivi de nombreux cours de perfectionnement au fil des années », affirme-t-il, citant la devise de Socrate : « Je sais que je ne sais pas », pour souligner son désir constant d’apprendre et de s’améliorer.
M. Civetta se montre modeste quant à l’éventualité de voir les athlètes qu’il soigne remporter des médailles : « Disons que tout le staff l’aura bien mérité. Nous sommes vraiment un groupe fantastique. »
Une petite particularité amusante a été relevée au sein du village : une véritable « pin mania » – une fascination pour les pins – qui semble contaminer tous les membres, des athlètes aux magasiniers, tous « fous » de ces arbres, selon M. Civetta.