Home Sciences et technologies Artemis II favorise le retour des humains sur la Lune avec une mission plus ambitieuse et « soutenue » | Sciences et technologies

Artemis II favorise le retour des humains sur la Lune avec une mission plus ambitieuse et « soutenue » | Sciences et technologies

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Publié le 7 février 2026. Plus de cinquante ans après les missions Apollo, l’humanité se prépare à retourner sur la Lune avec le programme Artemis, une initiative internationale ambitieuse qui vise non seulement à y revenir, mais aussi à y établir une présence durable.

  • La mission Artemis II, prévue pour mars 2026, emmènera quatre astronautes en orbite autour de la Lune.
  • Ce vol inaugural marquera une étape historique avec la présence d’une femme, d’une personne noire et d’un astronaute non américain.
  • Le programme Artemis se distingue du programme Apollo par son objectif de longue durée et d’exploitation des ressources lunaires, notamment au pôle Sud.

Après un demi-siècle d’absence, la NASA s’apprête à relancer l’exploration lunaire, mais cette fois avec une vision à long terme. Le programme Artemis ne se limite pas à un simple retour sur le satellite naturel ; il ambitionne de créer une infrastructure permanente, baptisée Gateway, conçue pour une durée minimale de quinze ans. L’objectif est de permettre aux humains de vivre et de travailler sur un autre monde, et d’exploiter les ressources disponibles sur place.

Artemis II, qui succède au vol d’essai sans équipage d’Artemis I, transportera quatre astronautes : Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, de la NASA, ainsi que Jeremy Hansen, de l’Agence spatiale canadienne. Leur voyage autour de la Lune sera une première en termes de diversité, avec la participation d’une femme, d’une personne noire et d’un astronaute non américain.

« Il s’agit d’un effort international majeur, mené par les États-Unis, mais impliquant de nombreux pays et le secteur privé, créant ainsi les conditions d’une éventuelle économie lunaire. »

Guillermo González, responsable de la production des modules de service européens du vaisseau spatial Orion (ESA)

Selon l’ESA, la mission Artemis combine des vols habités et robotiques, et vise à inspirer les futures générations d’ingénieurs et de scientifiques. L’exploration lunaire est perçue comme une étape cruciale pour préparer de futures missions vers Mars.

Le vaisseau spatial Orion, propulsé par la fusée Space Launch System (SLS) de la NASA depuis le Kennedy Space Center en Floride, effectuera plusieurs orbites autour de la Terre avant de se diriger vers la Lune. Après un survol du satellite, il entreprendra son voyage de retour vers la Terre. Une fois en orbite terrestre, l’étage supérieur de la fusée propulsera Orion sur une orbite elliptique, permettant à l’équipage et aux équipes au sol de vérifier le bon fonctionnement de tous les systèmes.

Les astronautes prendront également le contrôle manuel du vaisseau spatial pour effectuer des manœuvres de proximité, en utilisant les moteurs du module de service européen. Ces compétences seront essentielles pour les futures missions Artemis, notamment pour le transport et le positionnement des éléments de la Lunar Orbital Platform (Gateway), comme le module lunaire I-Hab de l’ESA.

Une fois les vérifications terminées, le module de service européen donnera à Orion l’impulsion finale pour atteindre l’orbite lunaire, volant à environ 7 500 kilomètres au-delà de la Lune avant de se diriger vers la Terre. La mission devrait durer une dizaine de jours.

Le programme Artemis se distingue du programme Apollo par son ambition de créer une infrastructure durable sur la Lune. Les missions se concentreront sur le pôle Sud lunaire, une région riche en eau sous forme de glace, ce qui en fait une zone d’intérêt majeur pour l’exploration et l’exploitation des ressources.

L’Europe joue un rôle important dans le programme Artemis, notamment à travers l’ESA, qui est responsable de la construction d’une partie du vaisseau spatial Orion. La moitié inférieure du vaisseau a été conçue, construite, testée et livrée aux États-Unis depuis l’Europe, tandis que la moitié supérieure est fabriquée aux États-Unis.

Orion se différencie de la navette spatiale, qui était un engin entièrement réutilisable, capable d’accueillir six astronautes, un bras mécanique et du fret. Selon l’ESA, la navette était trop lourde et ne disposait pas des capacités nécessaires pour échapper à l’attraction gravitationnelle terrestre. Orion, plus petit et doté de caractéristiques spécifiques, est conçu pour surmonter ces limitations.

Bien qu’Orion ne puisse pas atterrir sur la Lune, il est capable d’y parvenir, d’opérer pendant plusieurs semaines et de ramener les astronautes, grâce à ses capacités d’échappement au champ gravitationnel terrestre. Seule la capsule abritant l’équipage sera récupérée après la mission. Orion offre également des équipements que les capsules Apollo ne possédaient pas, tels qu’un appareil de musculation, des toilettes et une petite cuisine.

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