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L’offre d’emploi de Zurich fait sensation – et critique

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Publié le 8 février 2026 à 07h12. Une entreprise de soins à domicile zurichoise a suscité la controverse en excluant explicitement les candidats de la génération Z d’une offre d’emploi, une pratique jugée choquante par les représentants de cette génération.

  • Une entreprise Spitex de Rümlang recherche un chef d’équipe soignant mais refuse de considérer les candidatures des personnes nées entre 1996 et 2010.
  • L’annonce exige « plusieurs années d’expérience professionnelle » et rejette toute « mentalité du lundi, du vendredi, des congés de maladie ».
  • Yaël Meier, entrepreneure et porte-parole de la génération Z, dénonce cette exclusion comme étant « folle » et « mauvaise ».

L’annonce, publiée sur la plateforme d’emploi jobs.ch, recherche un chef d’équipe soignant « avec du cœur et de l’esprit ». Outre les qualifications professionnelles requises, l’entreprise Spitex de Rümlang précise qu’elle ne souhaite pas recevoir de candidatures de la génération Z, définie généralement comme les personnes nées entre 1996 et 2010 (les définitions variant légèrement). L’offre d’emploi insiste également sur la nécessité d’une « expérience professionnelle de plusieurs années » et d’une absence de « mentalité du lundi, du vendredi, des congés de maladie ».

Cette exclusion catégorique de la plus jeune génération du marché du travail est inhabituelle et a immédiatement provoqué des réactions. L’entrepreneur Yaël Meier, qui se présente comme une représentante et une porte-parole de la génération Z, a exprimé son indignation dans les colonnes du NZZ dimanche :

« Je pense que c’est fou, je pense que c’est mauvais. »

Yaël Meier, entrepreneure

La jeune femme de 25 ans reconnaît toutefois qu’elle entend fréquemment des critiques concernant le prétendu manque d’engagement des jeunes et leurs exigences en matière d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Elle explique que la génération Z a une éthique du travail différente, souvent mal comprise par les générations plus âgées. Selon elle, il est donc nécessaire d’adopter de nouvelles approches pour susciter l’intérêt et la motivation des jeunes.

« Il faut prendre en charge les jeunes et trouver comment les inspirer. »

Yaël Meier, entrepreneure

Le cliché de la jeune génération paresseuse au travail persiste chez de nombreux individus de plus de 30 ans. Cependant, des études ont démontré à plusieurs reprises que les membres de la génération Z ne travaillent généralement pas moins, mais qu’ils ont des priorités et des attentes différentes envers leurs employeurs.

Il est essentiel pour les jeunes de trouver un sens à leur travail. Ils sont plus susceptibles de respecter les règles et de s’investir pleinement s’ils perçoivent un objectif clair et pertinent. En revanche, un manque de reconnaissance peut entraîner un désengagement et une plus grande mobilité professionnelle, en raison d’une confiance accrue dans leurs capacités et d’une vision différente de leur relation avec l’entreprise. Des recherches ont mis en évidence ces tendances au sein des PME suisses.

Contactée par le NZZ, la société de Rümlang n’a pas souhaité commenter l’offre d’emploi. L’annonce controversée, incluant la mention « pas de génération Z ! », est toujours visible sur la plateforme jobs.ch.

Bien que l’exclusion d’un groupe de personnes des offres d’emploi ne soit pas illégale en Suisse, les entreprises étant libres de choisir qui elles recrutent, la manière dont cette exclusion a été formulée est jugée particulièrement choquante. (escroquer)

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