Home Accueil Keir Starmer se bat pour sauver son poste de Premier ministre après la démission de Morgan McSweeney, homme de Cork – The Irish Times

Keir Starmer se bat pour sauver son poste de Premier ministre après la démission de Morgan McSweeney, homme de Cork – The Irish Times

0 comments 23 views

Publié le 8 février 2026 21:24:00. La position du Premier ministre britannique Keir Starmer est fragilisée par la démission de son chef de cabinet, Morgan McSweeney, suite à la nomination controversée de Peter Mandelson, ancien mentor de Starmer et proche de Jeffrey Epstein, comme ambassadeur à Washington.

  • La démission de Morgan McSweeney, architecte de la remontée du Parti travailliste au pouvoir, fait suite à son rôle dans la nomination de Peter Mandelson.
  • McSweeney a reconnu avoir conseillé à Starmer de nommer Mandelson malgré les liens de ce dernier avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
  • La situation de Starmer est d’autant plus précaire que les sondages d’opinion sont défavorables au Parti travailliste.

La nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur britannique à Washington a provoqué une onde de choc à Westminster et précipité la démission de Morgan McSweeney, le chef de cabinet de Keir Starmer. McSweeney, considéré comme le stratège clé de la renaissance du Parti travailliste, a présenté sa démission dimanche, reconnaissant avoir recommandé à Starmer de confier ce poste sensible à son ancien mentor. Cette décision intervient alors que les liens de Mandelson avec Jeffrey Epstein, le financier américain décédé accusé d’exploitation sexuelle de mineures, sont de nouveau au centre des critiques.

Dans sa lettre de démission, McSweeney a estimé que la situation était « intenable » compte tenu des accusations portées contre Mandelson et des déclarations antérieures de Starmer, qui avait affirmé que l’ancien ambassadeur avait « menti » sur l’étendue de ses relations avec Epstein. Il a déclaré :

« [Mandelson] a porté atteinte à notre parti, à notre pays et à la confiance dans la politique elle-même. Dans ces circonstances, la seule solution honorable est de se retirer. »

Morgan McSweeney

La démission de McSweeney, qui était déjà sous pression depuis plusieurs jours, a pris de court les membres du cabinet de Starmer. Pat McFadden, un des figures importantes du Parti travailliste, a exprimé son scepticisme quant à l’impact de ce départ sur la situation du Premier ministre. Il a déclaré à la BBC :

« Je ne pense pas que cela ferait une quelconque différence. »

Pat McFadden

Pour l’heure, aucun remplaçant permanent n’a été désigné pour succéder à McSweeney. Les deux adjoints du chef de cabinet démissionnaire assureront l’intérim afin d’éviter un vide au sein de l’équipe dirigeante de Downing Street. Ce départ précipité souligne la gravité de la crise que traverse le Parti travailliste.

Certains députés travaillistes estiment que la démission de McSweeney ne suffira pas à sauver la position de Starmer, fragilisée par le scandale Mandelson et par la chute de popularité du parti dans les sondages. Kim Johnson, députée de Liverpool Riverside, a affirmé que la responsabilité de cette situation incombe entièrement à Starmer, dont la position est désormais « intenable ». Brian Leishman, député écossais, a suggéré que le Premier ministre devrait « reconsidérer sa propre position » et « suivre l’exemple de McSweeney ».

Keir Starmer n’a pas évoqué le scandale Mandelson dans sa réaction à la démission de McSweeney, dont il a salué le travail et l’engagement. Il a souligné que McSweeney avait contribué à redresser la situation du Parti travailliste :

« Notre parti et moi lui devons une dette de gratitude. »

Keir Starmer

Morgan McSweeney, originaire de la région de Macroom dans le comté de Cork, a consacré 25 ans au service du Parti travailliste britannique. Il a d’abord été proche de Peter Mandelson pendant les années Tony Blair, avant de rejoindre l’équipe de Keir Starmer et de l’aider à se positionner au centre de l’échiquier politique, en écartant les éléments de gauche associés à Jeremy Corbyn.

Des proches de McSweeney ont salué son « génie politique » dimanche soir. Un député travailliste a confié à l’Irish Times que son départ serait une perte importante pour le parti. Un ancien collègue a révélé que McSweeney envisageait déjà de quitter ses fonctions en septembre dernier, mais qu’il avait été convaincu de rester.

McSweeney a également eu des inimitiés au sein du Parti travailliste, notamment avec les représentants de la « gauche douce ». Il lui était reproché d’avoir joué un rôle dans le départ de personnalités influentes, comme Louise Haigh, limogée en 2024. Il avait également été mêlé à la démission de Sue Gray, l’ancienne chef de cabinet de Starmer.

Les observateurs politiques estiment que le départ de McSweeney pourrait offrir un bref répit à Starmer, mais que la situation reste très délicate. Le Premier ministre devra faire face à de nouveaux défis lors des élections partielles du 26 février dans le Grand Manchester, où le Parti travailliste est menacé par le Parti réformiste britannique et les Verts. De nouvelles échéances cruciales l’attendent en mai, avec les élections en Écosse et au Pays de Galles.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.