Home Économie Les guerres d’enchères poussent les prix de l’immobilier à 100 000 € au-dessus du prix initialement demandé

Les guerres d’enchères poussent les prix de l’immobilier à 100 000 € au-dessus du prix initialement demandé

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Publié le 2024-07-19 10:00:00. La concurrence acharnée pour l’acquisition de biens immobiliers à Dublin pousse les prix à des niveaux record, avec des enchères qui peuvent dépasser le prix affiché de plus de 100 000 €. Une étude récente met en lumière le stress et le manque de transparence liés à ces processus d’achat.

  • Les guerres d’enchères font grimper les prix de l’immobilier à Dublin, parfois de plus de 100 000 € au-dessus du prix initial.
  • Une étude de l’ESRI révèle que les acheteurs sont plus susceptibles de dépasser leur budget lors d’enchères ouvertes.
  • Des agents immobiliers sont accusés de sous-évaluer intentionnellement les biens pour stimuler les enchères.

Le marché immobilier dublinois est marqué par une forte tension, avec des prix qui continuent de flamber. Un rapport récent de l’Economic and Social Research Institute (ESRI) met en évidence un facteur aggravant : les guerres d’enchères. Dans certaines zones de la capitale irlandaise, les biens se vendent désormais plus de 100 000 € au-dessus du prix initialement demandé.

L’ESRI a mené une expérience comparative, opposant des enchères ouvertes à des offres scellées. Les résultats indiquent que les acheteurs participant à des enchères ouvertes ont tendance à surenchérir plus agressivement, dépassant ainsi leur budget et payant finalement plus cher que la valeur réelle du bien. Selon le Dr Deirdre Robertson, auteure du rapport, les acheteurs se retrouvent souvent à naviguer dans un système qu’ils ne maîtrisent pas complètement, ce qui génère un stress important.

Barry Whyte, journaliste en chef de Newstalk, confirme cette tendance. Après avoir enquêté sur la crise du logement, il affirme n’avoir aucun doute sur le fait que certains agents immobiliers sous-évaluent délibérément les propriétés afin de créer des enchères compétitives. Il rapporte avoir interrogé des vendeurs qui lui ont confié :

« Nous savons que notre maison vaut peut-être 400 000 €. Mais l’agent immobilier nous a dit qu’il allait la proposer à 325 000 € – simplement pour déclencher des enchères. »

L’expérience de Barry Whyte et de son partenaire lors de l’achat de leur propre maison illustre cette situation. Ils ont participé à une enchère pour une maison à Drimnagh où le prix a grimpé en flèche en quelques heures.

« Toutes les deux heures, les offres augmentaient »,

explique-t-il. Il souligne également le caractère anonyme de ces enchères, rendant difficile pour les acheteurs de connaître les limites de leur concurrence. Dans leur cas, la maison, initialement affichée à 350 000 €, a finalement été vendue 525 000 €, soit bien au-dessus du prix demandé. Il précise que l’acheteur initial a finalement renoncé à l’acquisition, incapable de financer le montant final.

Barry Whyte estime que les enchères en ligne facilitent la surenchère et incitent les acheteurs à se laisser emporter. Il note également des variations importantes selon les quartiers. À Finglas, la surévaluation due aux enchères pourrait atteindre 30 000 à 40 000 €, tandis que dans des zones plus prisées comme Dublin 8, elle pourrait dépasser les 70 000 €, 80 000 € voire 90 000 €, et même plus de 100 000 € à Crumlin.

Logement à Dublin. Photo par : Leah Farrell / © RollingNews.ie

Image principale : Un homme passant devant des panneaux « À vendre » à Dublin. Photo par : Leah Farrell / RollingNews.ie

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