Loin des explosions et des enjeux cosmiques, Wonder Man propose une plongée satirique et humaine dans les coulisses d’Hollywood. Sortie le 27 janvier 2026 sur Disney+, cette série du MCU (Marvel Cinematic Universe) délaisse le spectaculaire pour explorer le quotidien d’acteurs en quête de reconnaissance.
S’éloignant radicalement des formules habituelles de Marvel Studios, Wonder Man ne mise ni sur des affrontements épiques contre des super-vilains, ni sur des séquences d’action saturées d’effets spéciaux. La série s’apparente davantage à des productions comme Entourage (HBO) ou The Studio (Apple), en se concentrant sur les rouages complexes et souvent absurdes de l’industrie cinématographique.
L’intrigue repose sur un concept méta : dans cet univers, Wonder Man est déjà un film culte des années 1970. Avec l’apparition réelle de super-héros dans le monde, Hollywood décide de rebooter l’œuvre pour le public moderne, sous la direction du célèbre réalisateur Von Kovak (interprété par Zlatko Burić). C’est dans ce contexte que Simon Williams (Yahya Abdul-Mateen II), un acteur en difficulté et fan absolu du film original, voit en ce rôle l’opportunité de sa vie.
Cependant, le parcours de Simon est semé d’embûches. En plus d’avoir gâché certaines opportunités par le passé — comme son licenciement de la série American Horror Story pour avoir trop analysé le passé de son personnage — il possède des super-pouvoirs. Un détail problématique à Hollywood en raison de la « clause Doorman » (expliquée en détail dans le quatrième épisode). Simon doit donc jongler entre ses problèmes financiers, ses auditions et le secret entourant sa véritable identité.
Le cœur émotionnel de la série réside dans l’amitié improbable qui lie Simon à Trevor Slattery (Ben Kingsley). L’ancien imposteur ayant prétendu être le Mandarin dans Iron Man 3 cherche, lui aussi, un nouveau départ et un retour sincère à sa passion pour le jeu. Entre le vétéran au passé trouble et le jeune acteur incertain, une camaraderie solide s’installe, dépassant le simple cadre professionnel.
Intégrée au label Marvel Spotlight, la série ne nécessite aucune connaissance préalable des autres productions du MCU, privilégiant une narration intimiste. Avec des épisodes courts d’environ 30 minutes, Wonder Man offre un regard privilégié sur le quotidien des studios, des backlots et de la préproduction, transformant l’expérience du super-héros en une comédie humaine accessible et rafraîchissante. Une première saison réussie qui laisse déjà présager une suite.