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Déclaration du rapport italien sur les conclusions finales de l’enquête | Nouvelles de l’Inde

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Publié le 11 février 2026 à 16h46. Une enquête indienne pointe vers un acte intentionnel du pilote en chef d’Air India lors du crash du vol 171 en juin dernier, qui avait fait 260 morts, suscitant une polémique et des pressions internationales.

  • Les enquêteurs indiens s’orientent vers la conclusion que le pilote en chef a délibérément désactivé les interrupteurs de carburant de l’appareil.
  • L’analyse des enregistrements de la cabine de pilotage a permis d’identifier le pilote qui aurait actionné les commutateurs.
  • Des pressions américaines et occidentales pourraient influencer la publication du rapport final, afin d’éviter une crise de confiance dans le secteur aérien indien.

L’enquête sur le crash du vol 171 d’Air India, un Boeing 787 Dreamliner, qui s’est écrasé le 12 juin peu après son décollage d’Ahmedabad, Gujarat, prend un tournant décisif. Selon des sources proches des agences aéronautiques occidentales citées par le journal italien Corriere della Sera, les enquêteurs indiens s’apprêtent à conclure que l’accident a été provoqué par un acte intentionnel du pilote en chef, Sumeet Sabharwal, décédé dans la catastrophe. L’appareil s’était écrasé sur un foyer d’étudiants en médecine 32 secondes après avoir perdu la poussée des deux moteurs, tuant 260 personnes : 241 des 242 passagers et 19 personnes au sol.

Le rapport final, dont la publication est imminente, s’appuie sur l’absence de défaillance technique et sur l’analyse approfondie des enregistrements audio de la cabine de pilotage. Ces derniers, une fois nettoyés et analysés, auraient permis d’identifier avec certitude le pilote qui a actionné les interrupteurs de carburant.

Les associations de pilotes indiens et la famille de Sumeet Sabharwal ont exprimé leur indignation face à cette orientation de l’enquête, qu’ils perçoivent comme une tentative de rejeter la responsabilité de la tragédie. Ils demandent une investigation plus large impliquant le constructeur aéronautique, la compagnie aérienne et d’autres facteurs potentiels.

Selon le Corriere della Sera, cette conclusion marque un « tournant souhaité » pour les experts américains participant à l’enquête. Ces derniers auraient rencontré des difficultés à faire valoir la thèse d’une intervention humaine, intentionnelle ou accidentelle, face à la résistance initiale des enquêteurs indiens. En décembre, une équipe d’enquêteurs indiens de l’AAIB (Aircraft Accident Investigation Bureau) s’était rendue à Washington pour réanalyser les données de la boîte noire de l’avion dans les laboratoires du National Transportation Safety Board, en se concentrant sur les enregistrements audio de la cabine.

L’analyse audio aurait clairement identifié le pilote responsable de l’action fatale et écarté la possibilité d’une erreur. Les experts américains, après des tests sur simulateur de vol, n’ont trouvé aucun scénario plausible où les deux moteurs s’arrêteraient simultanément en raison d’une panne technique.

Le changement apparent de position de New Delhi serait motivé par les pressions exercées par les États-Unis et les menaces occidentales de réévaluer le niveau de sécurité des compagnies aériennes indiennes. Une telle mesure pourrait nuire à l’image de l’Inde, qui investit massivement dans le transport aérien, le tourisme et le commerce. Une source proche de l’enquête a déclaré au journal :

« Admettre qu’un des pilotes a provoqué le crash est de plus en plus considéré comme un sacrifice nécessaire. »

Source anonyme, Corriere della Sera

Le rapport préliminaire, publié un mois après l’accident, avait déjà établi que les moteurs s’étaient arrêtés presque simultanément après que les interrupteurs de carburant étaient passés de la position « marche » à « arrêt ». L’enregistrement vocal de la cabine avait capturé un pilote demandant :

« Pourquoi avez-vous coupé les moteurs ? »

Pilote (identité non précisée)

, auquel un autre répondait :

« Ce n’était pas moi. »

Pilote (identité non précisée)

Le rapport n’avait toutefois pas identifié les pilotes concernés.

Les conclusions finales feront l’objet d’une évaluation « politique », selon les sources du Corriere della Sera, qui précisent que le document final pourrait adopter une formulation plus prudente afin d’éviter une controverse nationale majeure. Le porte-parole du NTSB (National Transportation Safety Board), Peter C Knudson, a renvoyé le Corriere della Sera vers l’AAIB indien. Les autorités indiennes, notamment l’AAIB, la Direction générale de l’aviation civile et le ministère de l’Aviation civile, n’ont pas répondu aux sollicitations du journal.

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