Publié le 12 février 2024 à 06h00. Face à une abondance d’informations médicales en ligne, souvent contradictoires, le journal local lance une nouvelle série de consultations avec des experts de la région. Le premier volet aborde la question de la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH), et plus particulièrement l’intérêt de vacciner également les garçons.
Les questions de santé sont parmi les recherches les plus fréquentes sur internet. Cependant, il est facile de se perdre face aux demi-vérités, aux publicités et aux conseils non vérifiés. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui une nouvelle initiative : « Heure de consultation tempête », une série de questions-réponses avec des médecins de la région, en partenariat avec l’hôpital Reinbek St. Adolfstift.
L’hôpital Reinbek, outre son rôle de centre de soins aigus pour la ville et ses environs, est également un acteur majeur dans de nombreux domaines spécialisés et un hôpital universitaire affilié à l’Université de Hambourg.
Faut-il faire vacciner son enfant contre le VPH ?
Pour répondre à cette question, nous avons interrogé le Dr Roland Flurschütz, médecin-chef de la clinique gynécologique de l’hôpital Reinbek et spécialiste en gynécologie et obstétrique.
« La vaccination contre le VPH est fortement recommandée pour tous les enfants, filles et garçons, âgés de neuf à quatorze ans. Le virus du papillome humain est principalement connu pour causer le cancer du col de l’utérus, mais il peut également être à l’origine de nombreux autres cancers, touchant également les hommes. »
Roland Flurschütz, médecin-chef à la clinique des femmes de l’hôpital Reinbek
Le Dr Flurschütz souligne que la vaccination offre une protection efficace contre ces cancers et peut également prévenir le développement de lésions précancéreuses. Le vaccin actuel protège non seulement contre les cancers potentiellement mortels des organes génitaux et de la tête et du cou, mais aussi contre les verrues génitales.
Plus de 500 millions de personnes vaccinées dans le monde
À ce jour, plus de 500 millions de personnes à travers le monde ont été vaccinées contre le VPH. La vaccination est généralement bien tolérée, les effets secondaires se limitant aux symptômes habituels tels que rougeurs cutanées, vertiges et réactions allergiques, considérés comme gérables. Les bénéfices de la vaccination dépassent largement les risques.
La vaccination est également recommandée par la Stiko (Commission permanente de vaccination) de l’Institut Robert Koch. Il est important de noter qu’après le premier rapport sexuel, l’efficacité de la vaccination diminue, d’où l’importance d’une vaccination précoce.
LN