Publié le 13 février 2026 à 16h39. À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, l’UNESCO appelle à une intégration réfléchie de l’intelligence artificielle dans le secteur, afin de renforcer le lien entre les auditeurs et ce média de confiance, tout en préservant la qualité de l’information.
- L’UNESCO propose quatre axes directeurs pour l’utilisation de l’IA à la radio : automatisation des tâches routinières, évaluation de l’audience, personnalisation de l’expérience et vérification des contenus.
- La radio FM reste un média très populaire, notamment en Autriche et aux États-Unis, où elle surpasse encore les services de streaming et les podcasts en termes d’audience.
- Deux membres du Club Ö1 ont rejoint les équipes d’Ö1 pour animer une émission spéciale à l’occasion de la Journée mondiale de la radio et des 30 ans du club.
L’intelligence artificielle représente un défi majeur pour la radio, mais aussi une opportunité. À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée ce 13 février 2026, l’UNESCO insiste sur la nécessité d’une approche responsable et transparente de son intégration. L’organisation ne souhaite pas bloquer l’utilisation de l’IA, mais plutôt définir des objectifs clairs pour qu’elle serve à renforcer le lien entre les auditeurs et la radio.
Les recommandations de l’UNESCO s’articulent autour de quatre axes principaux. Le premier, intitulé « Facilité et fluidité », vise à utiliser l’IA pour automatiser les tâches les plus répétitives. Le second, « Croissance prudente », suggère d’exploiter l’IA pour mieux comprendre les habitudes d’écoute et évaluer l’impact de la radio sur son public. L’UNESCO préconise également, sous le titre « Listener Empowerment » (Autonomisation de l’auditeur), d’utiliser l’IA pour personnaliser l’expérience radio et ainsi fidéliser les auditeurs. Enfin, l’axe « Contenu de qualité » encourage l’utilisation de l’IA pour vérifier l’exactitude des informations, tout en soulignant l’importance du contrôle humain.
Malgré l’essor des nouvelles technologies, la radio FM conserve une place prépondérante dans le paysage médiatique. Des études internationales confirment sa popularité durable. Selon les données de l’Union européenne de radiodiffusion (UER), l’Autriche se distingue par un taux d’écoute hebdomadaire particulièrement élevé, atteignant plus de 91 % de la population en 2024, contre une moyenne de 81 % pour l’ensemble de l’UE. Une étude du British Radiocentre UK révèle que neuf personnes sur dix pratiquent une autre activité en écoutant la radio, soulignant sa capacité à s’intégrer facilement dans le quotidien des auditeurs. Aux États-Unis, la radio FM reste également un média de référence : une étude récente de la World Radio Alliance, datée de février 2026, indique qu’elle représente 41 % de la consommation audio, surpassant les services de streaming (23 %) et les podcasts (10 %).
À l’occasion de cette journée spéciale, la station autrichienne Ö1 a invité deux membres de son Club Ö1 à participer à une émission en direct. Thomas Paul Egger, interniste et gériatre de 73 ans, a déclaré :
« Dans ma vie quotidienne, il y a beaucoup de musique, de concerts, d’opéra, de théâtre et de danse. Ce qui me passionne particulièrement chez Ö1, c’est l’éventail des connaissances et le large horizon en matière de musique. »
Thomas Paul Egger, membre du Club Ö1
Larissa Dauchner, responsable de projet de recherche de 34 ans, a également exprimé son attachement à la station :
« J’utilise Ö1 pour poursuivre mes études. Il ne fonctionne jamais en arrière-plan. Je choisis des programmes et je les écoute consciemment. »
Larissa Dauchner, membre du Club Ö1
Thomas Paul Egger et Larissa Dauchner ont accompagné les animateurs Sarah Kriesche et Bernhard Fellinger tout au long de la journée.
Histoires contemporaines #4
Audios IA, podcasts, réseaux sociaux et courtes vidéos : le paysage médiatique évolue. Notre attention est une ressource hautement compétitive ; la question de savoir ce qui constitue une information sérieuse devient de plus en plus importante et la concurrence des opinions rend les discours plus difficiles. Qu’est-ce que cela signifie pour le travail des producteurs de radio ? La journaliste d’Ö1 Andrea Hauer traite intensément de la façon dont nous nous parlons, de la façon dont les discussions réussissent et de la façon dont le langage façonne notre vision du monde et raconte des « histoires contemporaines » de son travail quotidien à Ö1 dans le format scientifique ORF.
Service : Journée mondiale de la radio