Un mystérieux chalutier disparu en mer trente ans auparavant refait surface en Cornouailles, offrant un espoir illusoire à une communauté en déclin. Rose du Nevada, le nouveau film du réalisateur britannique Mark Jenkins, promet une plongée troublante dans le temps et les illusions.
Le film, qui a suscité l’enthousiasme lors de sa présentation au Festival du Film de Venise 2025, suit l’histoire du Rose of Nevada, un bateau de pêche qui réapparaît soudainement dans un port isolé de Cornouailles, une région économiquement fragilisée. Les habitants, y voyant un signe de renouveau, décident de remettre le navire à la mer, espérant ainsi inverser le sort de leur communauté.
À bord, on retrouve George MacKay dans le rôle de Nick, un jeune père désespéré à la recherche d’un emploi pour subvenir aux besoins de sa famille, et Callum Turner incarnant Liam, un vagabond énigmatique hanté par son passé. Ils rejoignent l’équipage sous le commandement du capitaine Murgey, interprété par Francis Magee. Après une sortie en mer apparemment fructueuse, le retour au port s’avère surprenant : l’équipage se retrouve propulsé en 1993, confondu avec l’équipage original du Rose of Nevada.
Rose du Nevada marque le troisième long métrage de Mark Jenkins, connu pour ses œuvres précédentes, Appât (2019) et Éternuer mais (2022). Fidèle à sa démarche artistique, le réalisateur a choisi de tourner le film en 16 mm avec une caméra Bolex, une technique qu’il affectionne particulièrement. Le casting est complété par Rosalinde Éléazar, ainsi que par les collaborateurs habituels de Jenkins, Edward Rowe et Marie Woodvine.
Le film a également été présenté au Festival international du film de Toronto, au Festival du film de New York et au BFI London Film Festival. Rose du Nevada sortira dans les salles américaines le 19 juin 2026, distribué par 1-2 Special, et au Royaume-Uni et en Irlande le 24 avril 2026. Des avant-premières sont prévues au Festival international du film de Dublin (23-24 février) et au Festival du film de Glasgow (26-27 février).
Mark Jenkins a assumé l’écriture, la réalisation, le montage et la composition de la musique du film, construisant l’intégralité de la bande sonore en post-production, témoignant ainsi de son approche artisanale et de son contrôle total sur le processus créatif.