Publié le 14 février 2024 à 08h00. Un apport suffisant en vitamine E, grâce à une alimentation équilibrée, est essentiel pour protéger les cellules et prévenir certaines maladies hépatiques, selon les dernières études scientifiques.
- La vitamine E joue un rôle crucial dans la protection cellulaire grâce à ses propriétés antioxydantes.
- L’apport quotidien recommandé pour les adultes est de 15 milligrammes (mg).
- Des recherches récentes suggèrent que la vitamine E pourrait aider à réduire la fibrose chez les patients atteints de stéatohépatite non alcoolique.
La vitamine E, un nutriment indispensable au bon fonctionnement de l’organisme, est reconnue pour son action antioxydante. Elle est présente dans une grande variété d’aliments et participe à de nombreux processus métaboliques essentiels. Selon le Bureau des compléments alimentaires (NIH), les adultes devraient viser un apport quotidien de 15 mg pour maintenir une santé optimale.
Des études récentes menées par la Société américaine pour l’étude des maladies du foie (AASLD) mettent en lumière le potentiel de la vitamine E dans la prévention des maladies du foie. Les chercheurs ont notamment observé qu’une supplémentation contrôlée en vitamine E pouvait contribuer à réduire la fibrose chez les patients atteints de stéatohépatite non alcoolique.
Les vitamines, bien qu’elles ne fournissent pas d’énergie en elles-mêmes, sont indispensables car elles permettent à l’organisme de tirer pleinement parti des nutriments contenus dans les aliments. La Clinique de l’Université de Navarre souligne qu’une alimentation équilibrée suffit généralement à couvrir les besoins quotidiens en vitamines, sans nécessité de recourir à des compléments alimentaires.
Une carence en vitamine E peut entraîner divers problèmes de santé, notamment de l’anémie, des troubles neuromusculaires, des cataractes, des troubles intestinaux, une fibrose pulmonaire et des atteintes hépatiques sévères. La vitamine E regroupe des composés liposolubles qui exercent une fonction antioxydante essentielle, contribuant au maintien de la structure cellulaire, à la protection contre les dommages oxydatifs et au bon fonctionnement des muscles, des vaisseaux sanguins et du système nerveux.
La Société américaine pour l’étude des maladies du foie (AASLD) a démontré que la vitamine E est l’antioxydant le plus étudié dans le contexte de la stéatose hépatique non alcoolique, et son utilisation clinique vise à limiter la fibrose et à améliorer la fonction hépatique. Une étude de l’AASLD a révélé que la supplémentation en vitamine E avait permis d’inverser les dommages structurels du foie chez un nombre significatif de patients, toujours sous surveillance médicale.
De nombreux aliments sont riches en vitamine E. Selon le Bureau des compléments alimentaires (NIH) et la Clinique de l’Université de Navarre, voici une sélection des principales sources, avec la quantité de vitamine E exprimée en milligrammes pour 100 grammes de produit comestible :
- Huile de tournesol: 48,7 mg
- Noisettes: 26,2 mg
- Amandes: 20 mg
- Huile de maïs: 11,2 mg
- Huile de soja: 10,1 mg
- Nougat et massepain: 9,1 mg
- Arachide: 8,1 mg
- Margarine: 8 mg
- Thon, bonite, maquereau (en conserve à l’huile): 6,3 mg
- Pistaches: 5,2 mg
- Huile d’olive: 5,1 mg
- Mayonnaise: 4,9 mg
- Avocat: 3,2 mg
- Daurade: 2,6 mg
- Asperge: 2,5 mg
- Calmars et similaires: 2,4 mg
- Saumon et truite: 2,2 mg
- Beurre: 2 mg
- Épinard: 2 mg
- Maïs: 1,95 mg
- Œuf de poule: 1,6 mg
- Militaire: 1,53 mg
- Homard et langouste: 1,47 mg
- Maquereau: 1,25 mg
- Tomate au naturel: 1,2 mg
D’autres sources à considérer incluent les moules, le fromage, la mangue, les abricots, les noix, les poivrons et les mûres, selon les informations détaillées par la Clinique de l’Université de Navarre. L’huile de germe de blé, bien que moins courante dans l’alimentation quotidienne, est la source la plus concentrée : une cuillère à soupe en apporte environ 20 mg.
Selon Ligne Santé, les huiles végétales comme le tournesol, le maïs et le soja, ainsi que les noix et les graines, sont parmi les aliments qui fournissent le plus de vitamine E. Les légumes à feuilles vertes, comme les épinards et la scarole, les fruits comme l’avocat et la mangue, et les poissons gras comme le saumon et le maquereau, figurent également sur la liste des options recommandées.
La meilleure stratégie pour obtenir suffisamment de vitamine E reste une alimentation variée, intégrant des huiles brutes, des noix, des graines et des légumes frais. L’apport par des aliments naturels garantit une bonne biodisponibilité et réduit le risque d’excès, qui peut survenir avec les compléments alimentaires.