Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a réaffirmé son scepticisme quant à la pérennité de Donald Trump à la Maison Blanche, tout en esquissant un rôle potentiel pour lui-même sur la scène internationale d’ici 2028. Ses déclarations, faites lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, témoignent d’une volonté de se positionner comme un contrepoids à l’ancien président.
À retenir
- Gavin Newsom estime que Donald Trump ne représente qu’une parenthèse dans la politique américaine et qu’il quittera le pouvoir dans trois ans.
- Il critique ouvertement les attaques personnelles de Trump à son encontre, les qualifiant d’infantiles et dénonçant un comportement indigne d’un chef d’État.
- Newsom se présente comme un défenseur des valeurs démocratiques et de la coopération internationale, en particulier sur les questions climatiques.
Contexte
Lors de la Conférence de Munich, Newsom a affirmé que Donald Trump était une figure « temporaire » et qu’il ne resterait pas en fonction longtemps. « Il sera parti dans trois ans », a-t-il déclaré, laissant entendre qu’il envisage déjà l’avenir politique et sa propre place dans celui-ci. Il a également dénoncé les attaques personnelles répétées de Trump à son encontre, révélant que l’ancien président l’appelle « Newscum », un surnom qu’il associait à des moqueries d’enfant.
Newsom a souligné que de nombreux dirigeants mondiaux considèrent les États-Unis sous la présidence Trump comme une force déstabilisatrice, une « boule de démolition » qui compromet la confiance internationale. Il a cependant exprimé sa conviction que cette situation n’est pas irréversible et que les États-Unis peuvent retrouver leur crédibilité et leur rôle de leader mondial.
Ce qui change
Le gouverneur de Californie a annoncé qu’il ne participerait pas aux événements organisés par Trump à la Maison Blanche pour les gouverneurs, en raison de l’annulation des invitations adressées à ses collègues démocrates, Wes Moore (Maryland) et Jared Polis (Colorado). Il a également profité de ses déplacements en Europe pour signer des accords de coopération avec l’Ukraine et d’autres pays européens, axés sur la reprise économique, l’innovation et la résilience.
Newsom a insisté sur la nécessité d’une opposition ferme à Trump et de la défense des valeurs démocratiques, de l’action climatique et de l’État de droit. Il a affirmé que le peuple américain souhaite voir de la force, de la conviction et de l’authenticité chez ses dirigeants.
Prochaines étapes
Bien qu’il n’ait pas officiellement annoncé sa candidature à la présidence en 2028, Newsom a laissé entendre qu’il envisage sérieusement cette possibilité. Il a souligné qu’il était encore trop tôt pour prendre une décision, mais qu’il était prêt à relever le défi si nécessaire. Ses déplacements en Europe et ses rencontres avec des dirigeants internationaux pourraient être les prémices d’une campagne à l’échelle mondiale.

Chiffres clés
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Sources
Déclarations de Gavin Newsom lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, 13 février 2026.