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L’entraînement cérébral réduit le risque de démence de 25 %

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Publié le 15 février 2024. Une étude de 20 ans révèle qu’un entraînement spécifique de la vitesse de traitement, complété par des séances de révision régulières, réduit significativement le risque de démence, contrairement aux exercices classiques de mémoire qui s’avèrent inefficaces à long terme.

  • L’entraînement de la vitesse de traitement, réalisé sur ordinateur, diminue le risque de démence de 25 % chez les participants ayant suivi des séances de perfectionnement.
  • L’étude ACTIVE, menée auprès de près de 3 000 adultes de plus de 65 ans, constitue la preuve la plus solide de l’efficacité de l’entraînement cérébral en matière de prévention.
  • Les programmes d’entraînement de la mémoire et de la pensée logique n’ont pas démontré d’effet significatif à long terme.

Une recherche de longue haleine, publiée récemment, apporte un éclairage nouveau sur la prévention de la démence. L’étude ACTIVE (Advanced Cognitive Training for Independent and Vital Elderly), suivie pendant deux décennies, a permis d’identifier une méthode d’entraînement cérébral particulièrement efficace : la formation sur la vitesse de traitement.

Les chercheurs ont suivi près de 3 000 adultes en bonne santé âgés de 65 ans et plus. Les participants ont été soumis à différents types d’exercices cognitifs. Les résultats ont révélé qu’une seule approche se démarquait par son effet protecteur significatif. Il s’agit d’un entraînement réalisé sur ordinateur, axé sur la reconnaissance rapide d’informations visuelles et la réaction à des tâches de complexité croissante. La phase initiale de cet entraînement durait entre cinq et six semaines, avec une pratique quotidienne de 60 à 75 minutes.

L’impact de cette formation est notable : les participants qui ont suivi l’entraînement initial et qui ont ensuite participé à des séances de perfectionnement ont présenté un taux de diagnostic de démence inférieur de 25 % (25 %) par rapport au groupe témoin. Un élément crucial ressort de l’étude : ceux qui se sont uniquement entraînés sans redoubler par la suite n’ont pas bénéficié des mêmes avantages. Cela souligne l’importance des séances de rappel, organisées un an et trois ans après l’entraînement initial.

De manière surprenante, les programmes d’entraînement de la mémoire et de la pensée logique, souvent proposés par les applications de « jogging cérébral », n’ont pas démontré d’effet statistiquement significatif à long terme. Cette découverte pourrait remettre en question l’efficacité de ces approches plus traditionnelles.

Ces résultats pourraient transformer le paysage des soins de santé numériques. Des entreprises comme NeuroNation pourraient être amenées à réorienter leurs programmes, en privilégiant une approche plus ciblée et scientifiquement validée, comme l’entraînement de la vitesse de traitement.

Les critiques ont longtemps émis des doutes sur l’efficacité réelle des applications d’entraînement cérébral, soulignant que les améliorations observées se limitaient aux exercices eux-mêmes et ne se traduisaient pas par un impact significatif dans la vie quotidienne. Cette étude apporte une réponse à ces sceptiques, du moins pour les approches spécifiques et scientifiquement prouvées.

La méthodologie de l’étude est particulièrement rigoureuse : il s’agit d’un essai contrôlé randomisé sur 20 ans, basé sur les données de plus de 2 000 participants issues des dossiers Medicare jusqu’en 2019. La cohorte étudiée était diversifiée, avec une proportion de femmes (environ 75 %) particulièrement élevée, un groupe démographique particulièrement touché par la maladie d’Alzheimer.

Selon Marilyn Albert, directrice du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer à Johns Hopkins Medicine, l’importance de cette étude est considérable :

« Moins de 24 heures d’entraînement réparties sur trois ans – et l’effet protecteur dure deux décennies. C’est remarquable. »

Même un léger retardement de l’apparition de la démence pourrait avoir un impact significatif sur les systèmes de santé et réduire les coûts des soins.

L’avenir de l’entraînement cérébral pourrait résider dans la personnalisation. L’intelligence artificielle pourrait permettre de développer des programmes adaptatifs, ajustant dynamiquement la difficulté et proposant des stimuli optimisés, à l’image de l’entraînement le plus efficace observé dans l’étude ACTIVE. La recherche pourrait se concentrer sur des plans de formation personnalisés, tenant compte des forces et des faiblesses cognitives individuelles.

Pour ceux qui souhaitent préserver leur santé cognitive, il n’est jamais trop tard pour commencer. Et cela ne demande pas un investissement considérable en temps – il suffit d’adopter la bonne méthode et de la pratiquer régulièrement.

Quiconque souhaite agir dès maintenant après l’étude ACTIVE trouvera un soutien pratique dans le guide PDF gratuit « L’entraînement cérébral rendu facile ». Téléchargez le rapport gratuit « L’entraînement cérébral rendu facile ».

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