Publié le 15 février 2026 à 01:08:00. Un ancien policier péruvien a été définitivement condamné à 35 ans de prison pour le meurtre d’un sous-officier survenu en janvier 2023, lors de violentes manifestations contre le gouvernement.
- La Chambre d’appel pénale de Juliaca a confirmé la sentence prononcée en première instance contre Erusbel Apaza.
- L’ancien policier a également été reconnu coupable de rébellion aggravée et de vol d’arme à feu.
- La condamnation intervient dans un contexte de tensions sociales persistantes au Pérou, où 49 personnes ont perdu la vie lors des manifestations de fin 2022 et début 2023.
La Police nationale du Pérou (PNP) a annoncé ce samedi la confirmation de la condamnation d’Erusbel Apaza, un ancien agent, pour le meurtre de José Luis Soncco, sous-officier décédé lors des troubles qui ont secoué le pays en janvier 2023. La décision finale, rendue par la Chambre d’appel pénale de Juliaca, confirme la peine de 35 ans de prison déjà prononcée en juin 2025, ainsi qu’une réparation civile.
Initialement, on avait cru que le sous-officier Soncco était mort brûlé vif le 9 janvier 2023, après que des manifestants eurent incendié son véhicule de police. L’enquête a cependant révélé qu’Apaza avait attaqué Soncco, qui est décédé des suites d’un traumatisme crânien. L’ancien policier a également été reconnu coupable de rébellion aggravée et de vol d’arme à feu, l’arme de Soncco ayant été retrouvée lors d’une perquisition à son domicile.
Selon le général de police Oscar Arriola, Apaza avait été radié de la PNP en 2020 suite à des sanctions disciplinaires. Lors de son arrestation en mars 2023, les forces de l’ordre ont également découvert des munitions et de l’argent liquide chez lui.
La PNP a souligné l’importance de cette condamnation, affirmant que celle-ci envoie un message fort contre la violence et la remise en question de l’autorité de l’État.
« Quand on attaque un policier, on attaque l’État. Cette décision sanctionne non seulement un crime, mais crée également un précédent historique dans la défense de l’autorité, confirmant la responsabilité des crimes de rébellion aggravée et de vol ou d’arrachage d’arme à feu. »
Police nationale du Pérou (PNP)
En plus de la peine de prison, la justice a ordonné le versement de 180 000 soles (environ 53 700 dollars américains) à la famille du sous-officier Soncco, et de 25 000 soles (environ 6 400 dollars américains) à l’État péruvien, à titre de réparation civile.
La PNP a rappelé que « la violence collective n’est pas une protestation » et que la vie des agents de police doit être respectée. Ces événements s’inscrivent dans le contexte des manifestations qui ont suivi la destitution de l’ancien président Dina Boluarte et la demande de dissolution du Congrès, manifestations qui ont causé la mort de 49 personnes entre fin 2022 et début 2023.
🚨🇵🇪 𝐂𝐮𝐚𝐧𝐝𝐨 𝐬𝐞 𝐚𝐭𝐚𝐜𝐚 𝐚 𝐮𝐧 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐜í𝐚, 𝐬𝐞 𝐚𝐭𝐚𝐜𝐚 𝐚𝐥 𝐄𝐬𝐭𝐚𝐝𝐨 🇵🇪🚨
Con la resolución final N° 08-2026, la Sala de Apelaciones Penales de Juliaca ratificó 35 años de pena privativa de libertad efectiva contra el responsable de los hechos que terminaron con la vida de… pic.twitter.com/PIkeguGZiZ
– Policía Nacional del Perú (@PoliciaPeru) February 14, 2026