Publié le 15 février 2026. Face à une baisse démographique sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, la France envisage un plan ambitieux pour soutenir la natalité, incluant des prêts immobiliers sans intérêt et une allocation familiale universelle.
- La France a enregistré en 2025 un nombre de décès supérieur au nombre de naissances, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
- Le gouvernement étudie la mise en place d’une allocation familiale universelle de 250 euros (environ 430 000 wons) par enfant, versée dès la naissance et jusqu’à l’âge de 20 ans.
- Des prêts immobiliers sans intérêt pour les jeunes parents sont également à l’étude pour alléger le fardeau du logement.
L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a révélé que seulement 645 000 bébés sont nés en France en 2025, une diminution significative par rapport aux 850 000 naissances enregistrées en 2010. Cette tendance inquiétante s’est traduite par un solde démographique négatif en 2025, avec 651 000 décès recensés, marquant un tournant historique pour le pays.
L’indice de fécondité, qui mesure le nombre moyen d’enfants par femme, s’établit à 1,55, bien que supérieur à la moyenne européenne de 1,38. Cette situation démographique préoccupante a conduit à une réflexion approfondie sur les politiques familiales à mettre en œuvre pour inverser la tendance.
Une commission spéciale de l’Assemblée nationale, pilotée par le parti Horizons, a publié un rapport détaillant 37 propositions pour une politique familiale remaniée. Ce rapport plaide pour un « big bang » en matière de soutien aux familles, reconnaissant que les difficultés d’accès au logement et le coût de la vie constituent des freins majeurs à la parentalité.
Outre l’allocation familiale universelle de 250 euros (environ 430 000 wons) envisagée dès la naissance et jusqu’à 20 ans, le gouvernement explore la possibilité d’accorder des prêts immobiliers sans intérêt à chaque naissance. L’objectif est de faciliter l’acquisition d’un logement pour les jeunes familles, un facteur souvent déterminant dans la décision d’avoir des enfants.
Le rapport souligne également la nécessité d’une expansion significative des modes de garde d’enfants et d’un soutien accru aux aidants familiaux, notamment les grands-parents. Enfin, il propose une réforme du système de congé parental, avec le versement de 70 % du salaire pendant les quatre premiers mois suivant la naissance ou le début du congé parental, puis de 50 % pendant six mois supplémentaires.
La mise en œuvre progressive de ce dispositif est prévue d’ici 2030, avec un coût annuel estimé à 10 milliards d’euros (environ 17 000 milliards de wons). Ce changement majeur représente une rupture avec le système actuel, où l’allocation familiale est principalement versée à partir du deuxième enfant.