Publié le 16 février 2026 à 03h53. La composition du petit-déjeuner, au-delà de sa simple quantité calorique, influence significativement l’appétit, la perte de poids et la santé intestinale, selon une nouvelle étude britannique. Ces découvertes pourraient orienter les stratégies alimentaires à long terme pour lutter contre le surpoids et l’obésité.
- Un petit-déjeuner riche en protéines favorise la satiété, tandis qu’un petit-déjeuner riche en fibres améliore la composition du microbiote intestinal.
- Les deux types de petit-déjeuner, dans le cadre d’un régime hypocalorique, entraînent une perte de poids et une amélioration des marqueurs métaboliques.
- La diversité du microbiote intestinal est plus importante avec un petit-déjeuner riche en fibres.
Une étude récente, publiée dans le British Journal of Nutrition, a examiné l’impact de la composition du petit-déjeuner sur l’appétit, l’équilibre énergétique et le microbiote intestinal chez des adultes en surpoids ou obèses suivant un régime amaigrissant. Les chercheurs ont cherché à déterminer si ce n’était pas seulement la quantité de calories consommées au petit-déjeuner qui comptait, mais aussi la nature des nutriments.
De plus en plus d’études suggèrent que le moment des repas joue un rôle crucial dans la gestion du poids. Une recherche antérieure a montré que les personnes qui prennent leur petit-déjeuner plus tôt dans la journée ont tendance à perdre plus de poids que celles qui le prennent plus tard. La consommation de calories le matin est également associée à un meilleur contrôle de la glycémie et à une réduction de la sensation de faim par rapport à la consommation du soir.
L’étude a porté sur 19 participants, dont seulement deux femmes, d’âge moyen de 57,4 ans et présentant un indice de masse corporelle (IMC) de 33,3 kg/m2, ce qui indique une population majoritairement masculine. Les participants ont suivi un protocole croisé randomisé comprenant une phase de régime libre, une phase d’entretien et deux phases de régime hypocalorique : l’une riche en fibres (HFWL) et l’autre riche en protéines (HPWL). Chaque phase était séparée par une période de sevrage.
Le régime d’entretien (15 % de protéines, 55 % de glucides et 30 % de matières grasses) était conçu pour maintenir le poids corporel, tandis que les régimes de perte de poids visaient un déficit calorique. Tous les participants consommaient trois repas par jour, avec une répartition des calories de 45 %, 20 % et 35 % respectivement au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner. Le régime HFWL (50 % de glucides, 15 % de protéines et 35 % de matières grasses) incluait des sources de fibres insolubles et solubles telles que des lentilles, des haricots, du sarrasin et du son de blé. Le régime HPWL (30 % de protéines, 35 % de glucides et 35 % de matières grasses) comprenait du poisson, de la volaille, des œufs, de la viande rouge et des produits laitiers.
Les résultats ont montré que les deux régimes de perte de poids entraînaient une réduction significative du poids corporel, de la masse grasse et de la masse maigre par rapport au régime d’entretien. Cependant, le régime HFWL a entraîné une plus grande réduction de la masse maigre. Le régime HPWL a favorisé la satiété, tandis que le régime HFWL a amélioré la composition du microbiote intestinal, avec une augmentation de la présence de bactéries productrices de butyrate, telles que Anaérostipes hadrus, Roseburia et Faecalibacterium prausnitzii. Les acides gras à chaîne courte (AGCC), notamment l’acétate, le butyrate et le propionate, étaient également plus abondants avec le régime HFWL.
En conclusion, cette étude suggère que la composition du petit-déjeuner, dans le cadre d’un régime hypocalorique, peut influencer positivement la perte de poids et la santé métabolique. Le choix entre un petit-déjeuner riche en protéines ou en fibres dépendra des objectifs individuels : le premier favorise la satiété et peut faciliter l’adhésion au régime à long terme, tandis que le second soutient la santé intestinale grâce à une meilleure composition du microbiote. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer les effets à long terme de ces différents types de petit-déjeuner.