Publié le 16 février 2024 à 14h30. Le président péruvien José Jeri fait face à une motion de censure au Parlement, alors qu’il appelle les législateurs à faire preuve de responsabilité et à ne pas aggraver l’instabilité politique dans le pays.
- Le Congrès péruvien doit voter mardi prochain sur plusieurs motions de censure visant le président Jeri.
- José Jeri a annoncé qu’il ne se défendrait pas personnellement devant le Parlement.
- Le chef de l’État estime que les motivations derrière cette tentative de destitution sont liées à sa lutte contre l’insécurité et à ses actions politiques.
Le président péruvien José Jeri a lancé un appel au « bon jugement » et au « sens des responsabilités » des membres du Parlement, les exhortant à éviter de contribuer à une nouvelle crise politique. Cette intervention intervient alors que le Congrès s’apprête à examiner une série de motions de censure à son encontre lors d’une session plénière extraordinaire prévue pour le mardi 17 février.
Sans détours, l’émission d’interview où il s’est exprimé, a rapporté les propos du président. Jeri a souligné son parcours parlementaire, mais a affirmé que la procédure constitutionnelle appropriée en cas de révocation est celle de la vacance présidentielle. Il a ajouté :
« Mon origine est parlementaire, mais j’ai prêté serment en tant que Président de la République et la procédure qui correspond constitutionnellement et avec toutes les normes qui en découlent est une procédure de vacance, mais en fin de compte, ce sera le Congrès qui prendra une décision sur la base de la Constitution, des lois, des règlements. »
José Jeri, Président de la République
Malgré la gravité de la situation, le président Jeri a annoncé qu’il ne se présenterait pas devant le Parlement pour se défendre. Il a justifié cette décision en expliquant que, dans le cadre de la procédure de censure en cours, ce n’est pas à lui de s’adresser directement aux législateurs.
« Dans le cadre de la procédure de censure actuelle, ce n’est pas à moi de m’adresser. »
José Jeri, Président de la République
Le président Jeri a également suggéré que les accusations portées contre lui sont motivées par son engagement dans la lutte contre l’insécurité et par des tentatives de déstabilisation de son action politique. Il a évoqué des « intentions subalternes » visant à l’empêcher de poursuivre ses réformes.
« Il y a toujours des intentions subalternes dans lesquelles le président ne continue pas à faire les choses. »
José Jeri, Président de la République
Cette crise politique survient dans un contexte de remise en question de l’intégrité du président Jeri, suite à la révélation de rencontres discrètes avec des hommes d’affaires chinois. Malgré ces controverses, le président Jeri a affirmé n’avoir commis aucun crime et se dit en pleine possession de ses droits moraux pour exercer ses fonctions.
« Je n’ai commis aucun crime et je dispose donc de la pleine suffisance morale pour pouvoir exercer la présidence de la République. »
José Jeri, Président de la République