Le Queens, un quartier cosmopolite de New York, s’impose comme le nouveau baromètre politique des États-Unis, remplaçant l’Ohio, traditionnellement considéré comme l’État qui reflétait les tendances nationales lors des élections présidentielles. Cette évolution témoigne d’un profond bouleversement de la carte politique américaine.
Pendant des décennies, l’Ohio a joué un rôle crucial dans les scrutins présidentiels. De 1964 à 2016, l’État a invariablement voté pour le candidat qui a fini par remporter l’élection. Les journalistes s’y rendaient systématiquement pour sonder l’opinion des électeurs dans des villes comme Colombus, Cincinnati, Dayton et Youngstown. Cependant, en 2020, Joe Biden a réussi à s’emparer de la Maison-Blanche sans remporter l’Ohio, signalant un changement de dynamique. Cinq ans plus tard, l’État penche désormais fermement vers le Parti républicain, perdant ainsi son statut de baromètre fiable.
D’autres États clés, autrefois décisifs dans les élections présidentielles – l’Iowa, le Missouri et la Floride – ont également basculé vers le camp républicain. Ce glissement général vers la droite souligne la nécessité de trouver un nouvel indicateur pour mesurer le pouls de l’électorat américain.
Le Queens, avec ses 2,3 millions d’habitants, offre une diversité démographique sans précédent. Si le Queens était une ville indépendante, il s’agirait d’une métropole de taille considérable. La rencontre, le 21 novembre dernier, entre Donald Trump et Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York, à la Maison-Blanche, illustre parfaitement l’importance croissante de ce quartier dans le paysage politique national.
Ce changement de baromètre politique est significatif car il reflète une recomposition de l’électorat et une nouvelle répartition des forces politiques aux États-Unis. L’attention se porte désormais sur la capacité du Queens à prédire les résultats des prochaines élections.