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Le vaccin contre le cancer remporte le prix Pfizer 2026

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Publié le 16 février 2024. Une équipe de chercheurs genevois a reçu le prestigieux Pfizer 2024 Research Award pour un vaccin personnalisé contre le cancer, une approche thérapeutique innovante qui stimule le système immunitaire de chaque patient pour combattre ses propres tumeurs.

  • Un vaccin thérapeutique personnalisé développé à Genève a été récompensé par le Pfizer 2024 Research Award.
  • Plus de la moitié des patients atteints de cancers avancés et résistants aux traitements classiques ont montré des signes d’amélioration clinique lors d’un premier essai.
  • Cette approche combine l’extraction de cellules tumorales du patient avec une stimulation du système immunitaire grâce à des cellules humaines génétiquement modifiées.

Cette récompense, assortie d’un prix de 20 000 francs suisses (environ 22 000 euros), distingue cinq projets de recherche exceptionnels menés en Suisse dans des domaines clés tels que l’oncologie, les maladies infectieuses, l’immunologie et la santé numérique. L’équipe genevoise, issue des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et de l’Université de Genève (UNIGE), a consacré quinze ans à développer ce vaccin thérapeutique sur mesure.

L’immunothérapie et les vaccins thérapeutiques représentent une nouvelle voie d’espoir face aux limites des traitements conventionnels comme la chimiothérapie et la radiothérapie, notamment dans les cancers avancés, soulignent les HUG et l’UNIGE dans un communiqué. L’essai clinique, dont les résultats ont été publiés dans la revue Cancer Research Communications, a été mené sur 34 patients atteints de tumeurs solides avancées et réfractaires aux autres traitements.

Les chercheurs ont administré six injections du vaccin personnalisé à chaque patient sur une période de neuf semaines. Les résultats sont encourageants : plus de la moitié des participants ont présenté des signes d’amélioration clinique, allant de la stabilisation de la maladie à une prolongation de l’espérance de vie, sans effets secondaires significatifs.

« C’est essentiel si l’on considère à quel point les traitements conventionnels peuvent être agressifs. »

Eugenio Fernández, médecin au service d’oncologie des Hôpitaux universitaires de Genève

Bien que prometteurs, ces résultats nécessitent d’être confirmés par des études à plus grande échelle, notamment à des stades plus précoces du cancer et en association avec d’autres traitements existants. Le chercheur Nicolas Mach, responsable de l’unité de recherche en oncologie et du Centre de cancérologie des HUG, insiste sur le besoin de financements supplémentaires :

« Les essais cliniques avancés nécessitent des ressources importantes. L’obtention du prix Pfizer est une étape importante qui contribuera à attirer le soutien nécessaire. »

Nicolas Mach, responsable de l’unité de recherche en oncologie et du Centre de cancérologie des HUG

Le vaccin développé par l’équipe genevoise repose sur une double approche. D’une part, l’extraction des cellules tumorales du patient permet de les présenter au système immunitaire afin qu’il les reconnaisse et les attaque. D’autre part, l’implantation de cellules humaines génétiquement modifiées stimule ce système immunitaire. Les cellules tumorales sont préalablement inactivées par irradiation et servent d’antigènes spécifiques, permettant à l’organisme de les identifier comme des éléments étrangers à détruire.

« Nous donnons au système immunitaire un plan d’action complet sur des cibles possibles. »

Rémi Vernet, chercheur au Département de médecine de l’Université de Genève

En parallèle, des capsules contenant des cellules humaines génétiquement modifiées sont implantées sous la peau et libèrent un adjuvant, une substance qui renforce la réponse immunitaire, au niveau de la zone où les cellules tumorales inactivées ont été greffées.

« Ce facteur immunostimulant aide à reconstruire le système immunitaire, surtout lorsqu’il a été affaibli par d’autres traitements antérieurs comme la chimiothérapie. »

Eugenio Fernández, médecin au service d’oncologie des Hôpitaux universitaires de Genève

Les chercheurs soulignent que de nombreuses tentatives antérieures de vaccins thérapeutiques ont échoué en raison de l’incapacité à combiner efficacement les cellules tumorales avec une stimulation adéquate du système immunitaire.

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