Home Accueil Les États-Unis ont exhorté l’Ukraine à venir « rapidement » à la table des négociations avec la Russie avant les pourparlers à Genève.

Les États-Unis ont exhorté l’Ukraine à venir « rapidement » à la table des négociations avec la Russie avant les pourparlers à Genève.

0 comments 26 views

Publié le 17 février 2024 à 09h11. À la veille de nouvelles négociations entre Moscou et Kiev à Genève, les États-Unis pressent l’Ukraine de s’engager rapidement dans des pourparlers de paix avec la Russie, tout en préparant une importante délégation pour faciliter les discussions.

  • Les États-Unis exhortent l’Ukraine à entamer des négociations avec la Russie « rapidement ».
  • Une réunion est prévue à Genève avec la participation de délégations américaine, russe et ukrainienne.
  • L’Ukraine craint une attaque massive russe contre ses infrastructures énergétiques.

Washington intensifie ses efforts diplomatiques pour tenter de débloquer la situation en Ukraine, alors que le conflit avec la Russie entre dans sa troisième année. Le président américain Donald Trump a publiquement appelé Kiev à s’asseoir à la table des négociations, estimant que des progrès sont possibles.

« L’Ukraine ferait mieux de s’asseoir rapidement à la table », a déclaré le président Trump aux journalistes alors qu’il se rendait à Washington. Il a également qualifié les discussions à venir de « conversations importantes », se montrant optimiste quant à leur issue : « Ça va être très facile. Nous sommes en mesure de le faire. Nous voulons qu’ils viennent. »

Cette nouvelle tentative de médiation intervient après deux cycles de pourparlers organisés par les États-Unis à Abou Dhabi, qui n’ont pas permis de percée significative. Si les deux parties ont reconnu la nature productive de ces échanges, elles demeurent profondément divisées sur la question territoriale, au cœur du conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.

La délégation américaine à Genève sera dirigée par Steve Witkoff, principal émissaire de Trump, et comprendra également son gendre et ancien conseiller, Jared Kushner. Du côté russe, l’ancien ministre de la Culture Vladimir Medinsky mènera les discussions. L’Ukraine sera représentée par Roustem Oumerov, chef du Conseil national de sécurité, accompagné d’autres responsables.

Moscou continue de réclamer des concessions territoriales et politiques importantes de la part de l’Ukraine, des exigences que Kiev considère comme une capitulation. Les positions divergent également sur le statut des territoires occupés et les futures garanties de sécurité.

Parallèlement à ces pressions diplomatiques, le président ukrainien Volodimir Zelensky a alerté lundi sur la préparation d’une « attaque massive » russe contre les infrastructures énergétiques de son pays. Il a ordonné aux autorités de renforcer la sécurité des installations stratégiques face à la menace de nouveaux bombardements.

Zelensky a également réaffirmé sa position concernant les négociations, soulignant que l’Ukraine ne doit pas « répéter les erreurs et abandonner une partie du territoire » à la Russie. Il a insisté sur le fait que les ambitions du président russe Vladimir Poutine ne peuvent être contenues par des « bisous et des fleurs ».

Kyiv insiste pour que toute discussion sur les questions territoriales se déroule au niveau des chefs d’État et ne soit pas limitée à des négociations techniques. L’Ukraine maintient sa souveraineté sur les territoires contestés comme une ligne rouge.

Washington propose, comme solution de compromis, la création d’une zone franche sur le territoire contesté, permettant un commerce libre. L’Ukraine précise toutefois qu’elle conserverait sa souveraineté sur ces zones, même dans ce cadre.

L’Ukraine privilégie le gel des lignes de front actuelles comme première étape vers un règlement politique, tandis que la Russie aspire à consolider son contrôle sur l’ensemble du Donbass, y compris les zones qu’elle n’occupe pas actuellement.

Les pourparlers de Genève se dérouleront dans un contexte de positions divergentes et sous la pression d’une situation militaire toujours active. La Maison Blanche présente ce cycle de négociations comme une opportunité d’avancer vers un accord, mais Kiev et Moscou maintiennent des exigences qui entravent jusqu’à présent la recherche d’un consensus sur l’avenir des territoires disputés.

(Avec informations de PE et de l’AFP)

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.