Home Santé Les médecins communautaires prennent en compte la SG et la qualité de vie lorsqu’ils choisissent un traitement de troisième intention pour le mCRC

Les médecins communautaires prennent en compte la SG et la qualité de vie lorsqu’ils choisissent un traitement de troisième intention pour le mCRC

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Publié le 19 février 2026 17h19. Une enquête récente auprès de médecins généralistes révèle les préférences de traitement en troisième intention pour les métastases du cancer colorectal (mCRC), avec une préférence marquée pour une association de trifluridine-tipiracil et de bévacizumab.

  • La survie globale (SG) est le facteur le plus important pris en compte par les médecins lors du choix d’un traitement de troisième intention.
  • La fatigue, la neutropénie et le syndrome main-pied sont les effets secondaires les plus redoutés.
  • Les médecins communautaires se montrent bien informés des dernières avancées cliniques et des données issues des essais cliniques.

Le choix d’un traitement après échec des premières lignes thérapeutiques pour les métastases du cancer colorectal (mCRC) reste un défi clinique. Une étude publiée dans L’oncologue a cherché à identifier les facteurs qui guident les décisions des médecins généralistes face à cette situation complexe. Les chercheurs ont interrogé des médecins exerçant principalement en cabinet libéral ou dans des centres médicaux non universitaires, afin de mieux comprendre leurs pratiques et leurs priorités.

L’enquête, menée entre le 20 octobre 2024 et le 18 décembre 2024, a recueilli les réponses de 101 médecins sur les 3586 sollicités. L’échantillon était majoritairement masculin (75 %) et d’origine caucasienne (54 %), avec une expérience professionnelle moyenne de 11 à 20 ans (un peu plus de la moitié des répondants). La plupart des médecins exerçaient en cabinet privé avec plusieurs praticiens (63 %) et soignaient des patients en périphérie urbaine (55 %). Un quart des répondants déclaraient avoir traité plus de 55 patients atteints de mCRC au cours des 12 derniers mois.

Les résultats de l’enquête indiquent que la survie globale (SG) est le critère le plus important pour 40 % des médecins interrogés lors du choix d’un traitement de troisième intention, suivie de l’impact sur la qualité de vie (22 %) et de la survie sans progression (SSP, 20 %). L’importance accordée à ces facteurs était confirmée par le fait que 75 % des médecins considéraient la SG comme « extrêmement importante », 59 % la SSP et 51 % l’impact sur la qualité de vie.

Plusieurs éléments peuvent freiner la prescription de certains traitements. Les antécédents thérapeutiques du patient (78 %), les inquiétudes concernant les effets secondaires potentiels (74 %) et la qualité de vie du patient sous d’autres traitements (74 %) sont les principaux obstacles identifiés.

En termes de prescription, l’association trifluridine-tipiracil (FTD-TPI) et bévacizumab est l’option privilégiée par près de la moitié des médecins (48 %), utilisée au moins 50 % du temps. Viennent ensuite la capécitabine en monothérapie (25 %), les schémas thérapeutiques combinés ciblant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR, 25 %), le régorafénib (24 %) et le FTD-TPI en monothérapie (20 %).

L’association FTD-TPI et bévacizumab est le choix numéro un en troisième intention pour 60 % des médecins, tandis que 12 % optent pour le régorafénib, 8 % pour le FTD-TPI en monothérapie, 8 % pour la capécitabine et 6 % pour le fruquintinib. La séquence thérapeutique préférée par 35 % des médecins est l’association FTD-TPI et bévacizumab suivie du régorafénib, tandis que 28 % privilégient l’association FTD-TPI et bévacizumab puis le fruquintinib.

La gestion des effets secondaires représente un défi majeur. La fatigue (25 %), la neutropénie (23 %) et le syndrome main-pied (18 %) sont les effets indésirables les plus difficiles à prendre en charge. Le syndrome main-pied (35 %) et les réactions allergiques (35 %) sont considérés comme les plus susceptibles d’entraîner l’arrêt du traitement. Du point de vue du patient, les effets indésirables les plus gênants sont le syndrome main-pied (47 %), une combinaison de fatigue, de faiblesse, de vertiges et de chutes (41 %), les nausées/vomissements (40 %) et la diarrhée (39 %).

Les chercheurs soulignent que les médecins communautaires sont bien informés des dernières avancées cliniques, comme en témoigne leur connaissance d’essais cliniques récents tels que SUNLIGHT (NCT04737187), FRESQUE-2 (NCT04322539) et ReDOS (NCT02368886), et que ces données influencent leur pratique.

Informations complémentaires : Cette recherche a été financée par Taiho Oncology Inc. Certains auteurs de l’étude ont déclaré des conflits d’intérêts. Veuillez consulter la référence originale pour plus d’informations.

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