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Trump lance son « Conseil de paix » alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient

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Le président américain Donald Trump a annoncé un engagement de 10 milliards de dollars pour un nouveau « Conseil de Paix », une initiative controversée lancée dans le contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient et de la reconstruction de Gaza. Cette annonce intervient alors que des responsables américains évoquent une possible action militaire contre l’Iran dans les jours à venir.

Lors de la réunion inaugurale de ce conseil, jeudi, Trump a précisé que neuf autres nations – le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, les Émirats arabes unis, le Maroc, Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Ouzbékistan et le Koweït – se sont engagées à contribuer à hauteur de 7 milliards de dollars supplémentaires pour l’aide à Gaza. « Chaque dollar dépensé est un investissement dans la stabilité et l’espoir d’une région nouvelle et harmonieuse », a-t-il déclaré.

Cependant, ces promesses de financement, bien que substantielles, restent largement inférieures aux 70 milliards de dollars estimés nécessaires à la reconstruction de Gaza, après plus de deux ans d’offensive israélienne. L’initiative du Conseil de Paix fait suite à la médiation américaine, qatarie et égyptienne qui a permis de conclure un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre dernier.

Le projet a suscité des critiques quant à son manque de clarté, notamment en ce qui concerne son fonctionnement aux côtés des institutions existantes, comme l’Organisation des Nations unies (ONU). Trump a tenté de dissiper ces inquiétudes en affirmant que le Conseil de Paix agirait plutôt comme un observateur de l’ONU, veillant à son bon fonctionnement. « Je pense que (les Nations Unies) seront beaucoup plus fortes, et le Conseil de paix sera presque un observatoire des Nations Unies et veillera à leur bon fonctionnement », a-t-il déclaré.

L’initiative se caractérise par un contrôle centralisé sans précédent : Trump conserverait un droit de veto sur la plupart des décisions du Conseil, et pourrait même en assurer la direction après la fin de son mandat présidentiel. En outre, les pays souhaitant conserver un pouvoir permanent au sein du Conseil devraient verser une contribution annuelle d’1 milliard de dollars.

Parallèlement à l’annonce du Conseil de Paix, la situation géopolitique reste tendue. Plusieurs médias américains ont rapporté que l’armée américaine pourrait être prête à frapper l’Iran dans les prochains jours, alors que Trump étudie ses options. Une éventuelle opération militaire serait probablement une campagne massive de plusieurs semaines, menée conjointement avec Israël, selon des sources proches de l’administration américaine. Ces sources estiment que l’administration Trump est « plus proche que la plupart des Américains ne le pensent » d’une guerre majeure au Moyen-Orient.

Le lancement d’une force internationale de stabilisation a également été annoncé lors de la réunion. Cette force aurait pour mission de surveiller les frontières, de maintenir la sécurité et de démilitariser Gaza. L’Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie se sont engagés à fournir des troupes, tandis que l’Égypte et la Jordanie s’engagent à former la police locale, selon Jasper Jeffers, le commandant désigné de cette force.

La réunion a rassemblé des responsables de haut niveau de nombreux pays, ainsi que des chefs d’État tels que le président indonésien Prabowo Subianto, le président argentin Javier Milei et le président hongrois Viktor Orbán. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, était également présent. La commissaire européenne pour la Méditerranée, Dubravka Šuica, a participé en tant qu’observatrice, une présence qui a suscité des critiques en Europe, certains craignant qu’elle ne soit interprétée comme un soutien à l’organisme controversé. La France a demandé à la Commission européenne d’expliquer la présence de Šuica, tandis que la Belgique, l’Espagne, l’Irlande, la Slovénie, la Suède et le Portugal ont exprimé leurs réserves.

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