Dix personnes ont été interpellées en Ukraine et en Moldavie, soupçonnées d’avoir été chargées par Moscou de planifier l’assassinat de personnalités politiques ukrainiennes de premier plan. Des sommes allant jusqu’à 100 000 dollars (environ 93 000 euros) auraient été promises pour ces opérations.
Selon un communiqué du procureur général ukrainien, Rouslan Kravchenko, une équipe d’enquête conjointe ukrainienne et moldave a démantelé un groupe organisé préparant des assassinats ciblés de citoyens ukrainiens et étrangers. Vingt perquisitions ont été menées à travers l’Ukraine, permettant la saisie d’armes, d’explosifs, de sommes d’argent et de preuves de communications avec des agents russes.
Sept arrestations ont eu lieu en Ukraine, tandis que trois autres personnes, dont le cerveau présumé de l’opération, ont été appréhendées en Moldavie. Les autorités ukrainiennes ont révélé qu’Andreï Youssov, responsable de la communication stratégique de l’armée ukrainienne et des négociations d’échanges de prisonniers avec la Russie, figurait parmi les cibles potentielles.
Cette annonce intervient alors que l’Ukraine continue de faire face à une agression russe persistante. Par ailleurs, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde contre la présence de 10 000 soldats nord-coréens sur le territoire russe, estimant qu’il est « extrêmement dangereux » qu’ils soient formés aux techniques de guerre hybride. « Ils apprennent actuellement sur le sol russe, alors que nous répondons aux attaques russes… Que feront-ils avec ces connaissances ? Au minimum, ils rapporteront ces connaissances et cette expérience en Corée du Nord », a-t-il déclaré à l’agence de presse japonaise Kyodo News.
Zelensky a également réaffirmé la volonté de l’Ukraine de parvenir à un accord de paix, tout en soulignant qu’elle ne céderait pas sur son indépendance et sa souveraineté. « L’Ukraine reste prête à de vrais compromis, mais pas… au détriment de notre indépendance et de notre souveraineté », a-t-il précisé.
En parallèle, la Pologne a officiellement quitté la Convention d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel, invoquant les préoccupations croissantes liées à l’attitude agressive de la Russie. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a déclaré que cette décision permettrait à la Pologne de déployer des mines antipersonnel le long de sa frontière orientale en cas de menace imminente.