Publié le 20 février 2026 à 11h50. Une augmentation soudaine des infections respiratoires aiguës est observée chez les jeunes enfants dans la région des Marches et dans toute l’Italie, en particulier chez les moins de quatre ans, en raison de la prédominance du virus respiratoire syncytial (VRS).
- Les infections respiratoires, bien qu’en baisse générale, progressent chez les enfants de moins de quatre ans.
- Le virus respiratoire syncytial (VRS) est désormais la principale cause de ces infections, surpassant la grippe australienne.
- Une campagne de prévention avec des anticorps monoclonaux est en cours pour protéger les nourrissons contre le VRS.
Alors que la propagation de la grippe et des virus grippaux semble s’atténuer à l’échelle nationale, les autorités sanitaires des Marches tirent la sonnette d’alarme face à une recrudescence des infections respiratoires aiguës chez les tout-petits. Cette situation, particulièrement préoccupante pour les enfants de moins de quatre ans, est liée à la circulation accrue du virus respiratoire syncytial (VRS), un agent pathogène très contagieux.
Au cours de la semaine du 2 au 8 février, le réseau de surveillance Respivirnet a enregistré 37,5 nouveaux cas d’infections respiratoires aiguës pour 1 000 enfants de moins de quatre ans dans la région des Marches. Ce chiffre est presque trois fois supérieur à l’incidence moyenne observée dans l’ensemble de la population de la région (13,5). L’Institut Supérieur de la Santé explique cette disparité dans son dernier rapport hebdomadaire, soulignant le rôle croissant du VRS dans la circulation des virus respiratoires.
Si la grippe australienne était la principale cause des infections respiratoires il y a encore quelques semaines, c’est désormais le VRS qui domine, en particulier chez les jeunes enfants. Selon le rapport, « les valeurs de positivité les plus élevées ont été détectées pour le VRS, les rhinovirus et d’autres coronavirus autres que le Sars-Cov-2 ». Le VRS est reconnu comme la principale cause de bronchiolite et de pneumonie chez les enfants de moins de deux ans, avec un pic d’incidence entre octobre et mars.
Le VRS se manifeste généralement par des symptômes de rhume et de toux, mais peut entraîner une insuffisance respiratoire sévère chez les nourrissons, nécessitant souvent une hospitalisation. Environ 20 % des enfants hospitalisés pour VRS nécessitent des soins intensifs, et 70 % de ceux qui ont souffert de bronchiolite peuvent développer un bronchospasme récurrent, avec un risque d’évolution vers un asthme bronchique.
Face à cette situation, la région des Marches a lancé en octobre dernier une deuxième campagne de prévention axée sur l’immunisation contre le VRS grâce à des anticorps monoclonaux. Cette campagne, menée en collaboration avec les familles, vise à protéger les nouveau-nés dans les maternités et les enfants plus âgés via les pédiatres de famille ou les centres de vaccination.
« Tous les enfants sont susceptibles de développer des formes graves d’infection des voies respiratoires inférieures, telles que la bronchiolite et la pneumonie, qui peuvent nécessiter une prise en charge médicale, en ambulatoire ou à l’hôpital », a souligné la région des Marches lors du lancement de la campagne de vaccination.
Le risque lié au VRS est particulièrement élevé pendant la première année de vie, et surtout chez les nourrissons de moins de trois mois. Il n’existe pas de traitements spécifiques pour les formes sévères d’infection au VRS ; la prise en charge repose sur des soins symptomatiques et des mesures de soutien, telles que l’hydratation et l’oxygénothérapie.
Bien que l’incidence soit naturellement plus élevée chez les jeunes enfants, qui sont moins immunisés, la tendance actuelle est préoccupante. Après une légère baisse fin janvier, les Marches ont enregistré une nouvelle augmentation significative des cas de VRS début février, atteignant 37,55 cas pour 1 000 enfants. Ce chiffre se rapproche du pic observé juste après Noël (39,65 cas pour 1 000).
La saison épidémique n’est donc pas encore terminée pour les plus petits, et les autorités sanitaires restent vigilantes face à l’évolution de la situation.