Publié le 2024-02-29 14:35:00. L’envoi du porte-avions américain USS Gerald R. Ford en Méditerranée intervient dans un contexte de fortes tensions avec l’Iran, alors que Téhéran se dit prêt à présenter une proposition d’accord nucléaire aux États-Unis. Cette escalade militaire s’accompagne d’une augmentation spectaculaire des prix des terminaux Starlink sur le marché noir iranien.
- Le porte-avions américain USS Gerald R. Ford a traversé le détroit de Gibraltar et est entré en mer Méditerranée.
- L’Iran a annoncé sa volonté de soumettre prochainement aux États-Unis un projet d’accord sur son programme nucléaire.
- Des centaines de soldats américains ont été évacués de bases au Qatar et à Bahreïn en prévision d’éventuelles représailles iraniennes.
L’administration américaine a renforcé sa présence militaire au Moyen-Orient en déployant le porte-avions USS Gerald R. Ford, rejoignant ainsi l’USS Abraham Lincoln et d’autres navires de guerre déjà positionnés dans la région. Cette décision, ordonnée par l’ancien président Donald Trump, s’inscrit dans un contexte de négociations délicates avec l’Iran concernant son programme nucléaire, et vise à dissuader toute action agressive de la part de Téhéran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que son pays était prêt à présenter une proposition d’accord aux États-Unis dans les prochains jours.
« La prochaine étape pour moi est de présenter un projet d’accord possible à mes homologues américains. Je pense que dans deux ou trois jours, il sera prêt et qu’après le feu vert final de mes supérieurs, il sera livré à Steve Witkoff. »
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Parallèlement à ces développements diplomatiques, le Pentagone a pris des mesures préventives en évacuant des centaines de soldats américains de bases situées au Qatar (base d’Al Udeid) et à Bahreïn, où se trouve la Cinquième Flotte de la Marine américaine. Cette évacuation, rapportée par le New York Times, anticipe une possible attaque américaine contre l’Iran et les représailles potentielles de Téhéran.
La montée des tensions a également un impact sur la population iranienne, qui craint une nouvelle coupure d’Internet à l’échelle nationale en cas de conflit. En conséquence, la demande pour les terminaux Starlink, fabriqués par l’entreprise d’Elon Musk, a explosé sur le marché noir iranien. Ces kits, interdits par le régime car ils permettent un accès non censuré au Web, atteignent désormais des prix exorbitants. Selon des vendeurs et des organisations de défense des droits de l’homme, un kit de contrebande se vend aujourd’hui jusqu’à 4 000 $ (contre 700 à 1 000 $ avant les tensions avec Israël en juin dernier).