Publié le 22 février 2024. Lors du 51e congrès de l’Association espagnole pour l’étude du foie (AEEH), le laboratoire Gilead a réaffirmé son engagement dans la lutte contre les maladies hépatiques, en mettant l’accent sur les avancées dans le traitement de la cholangite biliaire primitive (CBP) et l’élimination des hépatites virales.
- La CBP, maladie hépatique chronique touchant principalement les femmes, nécessite une prise en charge continue pour ralentir sa progression et améliorer la qualité de vie des patients.
- L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vise l’élimination des hépatites virales d’ici 2030, un objectif souligné lors du congrès par l’importance du diagnostic précoce et du traitement.
- Gilead a annoncé le financement de 90 projets de recherche en hépatologie depuis 2018, pour un montant total de plus de 2,2 millions d’euros.
Le 51e congrès de l’Association espagnole pour l’étude du foie (AEEH), qui s’est tenu cette semaine, a été l’occasion pour Gilead de présenter ses initiatives et de réaffirmer son rôle dans la recherche et le développement de traitements innovants contre les maladies du foie. L’entreprise a notamment organisé un symposium dédié à la cholangite biliaire primitive (CBP), une affection chronique qui affecte les petites voies biliaires du foie.
La CBP, expliquent les experts, provoque une inflammation et une destruction progressive de ces voies biliaires, entraînant une accumulation d’acides biliaires toxiques et, à terme, une cirrhose ou la nécessité d’une greffe hépatique. Les symptômes les plus fréquents sont les démangeaisons chroniques (prurit) et la fatigue intense. Bien qu’il n’existe pas de remède à ce jour, les traitements actuels visent à ralentir la progression de la maladie et à soulager les symptômes. Les médecins Rosa Morillas (hôpital allemand Trias i Pujol, Barcelone), Javier Ampuero (Virgen del Rocío, Séville), María Pilar Ballester Ferré (Clínico de Valencia) et Montserrat García Retortillo (hôpital del Mar, Barcelone) ont participé à ce symposium, soulignant l’importance d’une évaluation globale de l’efficacité des traitements, prenant en compte à la fois les paramètres biochimiques et l’impact clinique sur les patients.
Il est important de noter que la CBP touche principalement les femmes, avec un rapport de 9 pour 1 entre les femmes et les hommes, et se manifeste généralement entre 30 et 65 ans. Les avancées dans la prise en charge de cette maladie sont constantes, et les nouvelles approches thérapeutiques visent à améliorer non seulement les marqueurs biologiques, mais aussi la qualité de vie des patients.
Hépatites virales : un objectif d’élimination d’ici 2030
Outre la CBP, le congrès a également été marqué par des discussions sur les hépatites virales, dans le cadre de l’objectif fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’éliminer ces infections comme menace pour la santé publique d’ici 2030. Gilead a organisé une conférence sur l’approche diagnostique et clinique des hépatites virales, avec la participation des médecins María Buti (hôpital Vall d’Hebron, Barcelone), Beatriz Mateos (Ramón y Cajal, Madrid) et le professeur Pietro Lampertico (Fondazione IRCCS Ca’Granda Ospedale Maggiore Policlínic, Milan, Italie).
Le Dr Buti a rappelé que le virus de l’hépatite B (VHB) est le deuxième facteur de risque de cancer dans le monde, après le tabac. L’infection par le virus de l’hépatite Delta (HDV), qui nécessite la présence du VHB pour se propager, augmente considérablement le risque de développer un carcinome hépatocellulaire (CHC). Chez les patients co-infectés par le HDV et le VIH, ce risque est jusqu’à six fois plus élevé que chez les patients infectés uniquement par le VHB. Le Centre international de recherche sur le cancer a classé le HDV comme cancérogène, et la cirrhose est le principal facteur de risque de CHC. Selon le registre de l’AEEH, 43 % des patients atteints d’hépatite D présentent une cirrhose au moment du diagnostic.
Un diagnostic et un traitement précoces de l’hépatite D sont donc essentiels. Les recommandations actuelles préconisent de dépister les patients porteurs du VHB et de répéter les analyses virales pour exclure une infection active. Des stratégies rentables, telles que les tests de double réflexe, peuvent améliorer l’identification des patients atteints d’hépatite D. Le Dr Mateos a souligné la nécessité de développer de nouvelles stratégies pour améliorer le diagnostic, notamment en s’appuyant sur l’élévation des transaminases ou des approches comme Prolink, et de renforcer la sensibilisation aux hépatites virales afin de parvenir à l’élimination de ces infections comme problème de santé publique. Elle a également insisté sur le nombre important de patients non diagnostiqués qui pourraient se trouver à des stades avancés de la maladie.
Soutien à la recherche en hépatologie
Dans le cadre de son engagement envers l’innovation scientifique, Gilead a présenté la 8e édition des bourses Gilead-AEEH lors du congrès. Depuis leur lancement en 2018, ces bourses ont financé 90 projets de recherche en hépatologie dans 16 communautés autonomes espagnoles, pour un montant total de plus de 2,2 millions d’euros. Ces initiatives ont contribué de manière significative à l’élimination de l’hépatite C en Espagne et à l’amélioration du diagnostic de l’hépatite D. Plus de 172 000 patients atteints d’hépatite C ont été traités en Espagne, mais plus de 30 % d’entre eux souffraient déjà d’une maladie hépatique avancée, soulignant l’importance de poursuivre les efforts de dépistage précoce.