Publié le 22 février 2026 17:49:00. À 30 ans, Harry Thorne est à la tête du Bullion Club, une entreprise florissante spécialisée dans le commerce de pièces d’or. Son parcours atypique, débuté par un emploi modeste à 16 ans, témoigne d’une vision entrepreneuriale audacieuse et d’une compréhension fine des marchés financiers.
Le Bullion Club, basé dans un manoir classé Grade II à Leatherhead, dans le Surrey, a réalisé un chiffre d’affaires de 4 millions de livres sterling (environ 4,7 millions d’euros) en 2025 et prévoit d’atteindre les 8 millions de livres sterling (environ 9,4 millions d’euros) pour l’exercice en cours. L’entreprise emploie actuellement 11 personnes et s’impose comme un acteur majeur du marché britannique des métaux précieux.
L’histoire de Harry Thorne est celle d’une ascension fulgurante. À 16 ans, il quittait l’école sans diplôme pour un premier emploi de balayeur dans un garage automobile, rémunéré 20 livres sterling (environ 23 euros) par jour. Un début modeste, mais qui lui a permis de poser les premières pierres de son succès.
Son intérêt pour l’or a été éveillé dès l’enfance, grâce à son grand-père qui lui offrait une pièce d’or pour chaque anniversaire. À 21 ans, cette collection avait pris suffisamment de valeur pour lui permettre de constituer un apport de 16 000 livres sterling (environ 18 800 euros) pour l’achat de son premier appartement à Epsom. Comme il le souligne :
« C’était la première leçon. L’or préserve la richesse. »
Harry Thorne, PDG du Bullion Club
Une expérience moins fructueuse avec les cryptomonnaies lui a également appris une leçon précieuse. Après avoir investi 1 000 livres sterling (environ 1 170 euros) et tout perdu, il a compris la volatilité de ce marché.
« À l’époque, cela m’a semblé dévastateur. Mais cela m’a appris quelque chose d’inestimable. La crypto peut monter et descendre comme un yo-yo. L’or se comporte très différemment. »
Harry Thorne, PDG du Bullion Club
En 2022, Harry Thorne s’est tourné vers Hatton Garden, le quartier historique de la bijouterie à Londres, pour développer son activité. Il a ensuite racheté l’entreprise et l’a rebaptisée Bullion Club. Le modèle économique repose sur la vente de souverains et de britannias de la Royal Mint, des pièces ayant cours légal au Royaume-Uni et exonérées d’impôt sur les plus-values (CGT) pour les investisseurs britanniques.
L’accès au Bullion Club est possible à partir d’un investissement d’environ 2 500 livres sterling (environ 2 930 euros), un montant comparable à une contribution à un ISA (Individual Savings Account), le rendant accessible à un large public. L’entreprise se distingue par sa transparence et son approche pédagogique.
« J’ai passé des années à observer des gens poussés vers des produits qu’ils ne comprenaient pas entièrement. Bullion Club est né d’une idée simple : faciliter la possession d’or réel, vérifiable et de haute qualité, d’une manière claire et transparente. »
Harry Thorne, PDG du Bullion Club
Dans un contexte géopolitique tendu et face aux droits de douane imposés par les États-Unis, le prix de l’or et de l’argent a connu une forte hausse au cours de l’année écoulée. Harry Thorne estime qu’une partie de cette « prime de peur » pourrait diminuer, mais il est convaincu d’un changement structurel plus profond, lié à la diversification des portefeuilles, à la confiance dans les monnaies fiduciaires et à l’intérêt croissant des institutions et des banques centrales pour l’or. Il conseille aux investisseurs de se renseigner et, en cas de doute, de solliciter des conseils financiers indépendants.